La demande locale relaye la clientèle internationale
La situation de l’immobilier est assez spéciale à Casablanca. Le haut standing, dont la commercialisation connaît un net ralentissement dans les autres villes du Royaume, ne semble pas être affecté par la conjoncture. C’est du moins ce qu’affirment les professionnels: De par sa taille, le haut standing est un marché spécifique à Casablanca. Il est confiné dans certains beaux quartiers. Ainsi, étant donné que la demande reste forte proportionnellement à l’offre, les prix de vente des appartements peuvent difficilement baisser.
La métropole économique est en effet l’une des rares villes, voire l’unique, qui continue à enregistrer le plus de transactions tout en maintenant pratiquement les mêmes niveaux des prix. La vitesse à laquelle se sont écoulés les programmes de Palmeraie Développement et la CGI conforte ce constat.
Les clients du haut standing désirent tous habiter les mêmes quartiers. De fait, les promoteurs doivent trouver du foncier dans ces quartiers spécifiquement. Et comme le foncier s’y fait rare, les prix de ce segment ne diminuent pas, mais risquent d’augmenter.
Au quartier Anfa par exemple, le mètre carré peut aller jusqu’à 45.000 dirhams.
Néanmoins, la machine continue à tourner. La demande locale, même si elle n’est pas énorme, a pris le relais des acheteurs internationaux. Du moins pour ceux qui affichent des prix raisonnables et mettent en place des «produits adaptés.
La situation est qualifiée d’exceptionnelle dans pratiquement tous les barrages. Selon le secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement, l’on affirme que «de toute l’histoire du Maroc, le taux de remplissage des barrages n’a jamais atteint de tels niveaux en cette période». Au 16 septembre, les taux sont estimés à 73,4%, contre à peine 37,4% à la même période de l’année dernière. Le volume d’eaux stockées dans les différents barrages s’établit à 11,4 milliards de m3 sur une capacité globale d’environ 15,6 milliards de m3. Le taux de remplissage de certains barrages a dépassé les 90%. C’est notamment le cas de Hassan Addakhil qui affiche 100%, Sidi Saïd Maâchou (99,6%), Mohamed Mokhtar Soussi (99,3%), MachraâHammadi (97,5%), Hassan II (92,8%), Mansour Addahbi (92,4%) ou encore Sidi Chahed (92,3%). A signaler que pour la seule période allant du 1er au 16 septembre, il y a eu un apport d’environ 500 millions de m3 supplémentaires, soit le triple de ce que le Maroc enregistre dans des conditions normales depuis 30 ans. Quant au plus grand barrage, Al Wahda, il affiche un taux de remplissage de 63,3% soit un volume d’eau stocké de 2,3 milliards de m3 sur une capacité potentielle de 3,7 milliards.
AUTOROUTE
Hausse de 10,6% du trafic
Le réseau autoroutier au Maroc a enregistré un trafic journalier de près de 11,11 millions de km parcourus à fin septembre 2009, contre 10,045 millions de kms au cours de la même période de l'année précédente, soit une augmentation de 10,6%. Cette évolution est le résultat conjugué de la croissance du trafic des véhicules légers (11,1 %) et celle du trafic des poids-lourds (9,2%), indique ce mercredi un communiqué de la société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM), précisant que cette augmentation confirme l'évolution des trafics enregistrée en 2008 par rapport à 2007 (+12,7%). Il ressort de la ventilation des chiffres fournis par ADM, selon l'importance des axes autoroutiers empruntés par les usagers, une prédominance de l'axe Casablanca-Rabat avec 43 059 V.km/jour, suivi de Casablanca-Berrechid Nord (30 343), contournement de Casablanca (18 673) et Rabat-Kénitra (17 070). D'autre part, l'axe autoroutier Tétouan-M'diq vient en tête des progression en termes de circulations autoroutières avec 26%, talonné par les axes de contournement de Casablanca (+21,5%), Tanger Est-Port Tanger Med (+18,9%), Casablanca-El Jadida (+15,5%) et Rabat-Fès (+10,4%).
La 2e édition du Salon de l'immobilier marocain de Lyon en avril 2010
La 2e édition du Salon de l'immobilier marocain (SIMME) de Lyon aura lieu du 2 au 5 avril 2010 au Centre des Congrès. Organisé sous l'égide du ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'Espace et du ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger (MRE), ce Salon est dédié à tous les étrangers et aux MRE désireux d'investir dans le royaume, indiquent les organisateurs. Une offre immobilière globale couvrant toutes les régions du Maroc sera présentée lors de cette manifestation qui accueillera dans un seul espace notamment des opérateurs immobiliers et des banques et touchera la deuxième concentration de Marocains en France estimée à plus de 200 000 personnes. prévu du 9 au 11 avril. La région de Marrakech-Tensift-El Haouz sera à l'honneur de ces deux événements d'envergure.
AUTOROUTE La BEI accorde un prêt de 2,6 milliards de DH à ADM
La Banque européenne d'Investissement (BEI) a accordé au Maroc un prêt de 2,6 milliards de DH, destiné au financement des travaux de triplement de l'autoroute Casablanca-Rabat sur 57 Km et de construction de l'autoroute de contournement de Rabat sur 41 Km. La convention relative à ce prêt, le plus important jamais accordé par la BEI au Maroc, a été signé, jeudi 22 octobre à Rabat, par le vice-président de la Banque européenne, Philippe Fontaine Vive, et le directeur général de la Société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM), Othmane Fassi Fihri.
Ce financement de la BEI représente près de la moitié de l'enveloppe budgétaire que nécessite la réalisation de ce projet qui, selon les deux parties, aura un impact certain sur le décongestionnement et la sécurisation du trafic autoroutier au niveau de l'axe Casablanca-Rabat et permettra la création de nombreux postes d'emploi. M. Fontaine Vive s'est félicité du niveau de partenariat entre le Maroc et cette institution, relevant que 2009 constitue «une année record avec un volume de financements de 540 millions d'euro, soit une augmentation de 100% par rapport à 2008». Pour sa part, Othman Fassi Fihri a affirmé que la réalisation de ce projet, le 6e du genre en matière d'infrastructures autoroutières et dont la livraison est attendue à l'horizon 2013, sera suivie par un audit dès le démarrage des travaux".
TRAMWAY DE CASABLANCA Casa Transport multiplie son capital par 27
Casa Transport, en charge du tramway à Casablanca, a décidé d’augmenter son capital. La société dispose d’un capital estimé à 140 millions de DH. En vue de faire face à ses besoins de financement de la première ligne du tramway, dont le coût est de l’ordre de 6,4 milliards de DH, les fonds propres de quatre sur huit actionnaires sont à apporter sous forme d’une augmentation de capital. En tout, le capital va être augmenté de 3,8 milliards de DH. Le gros lot sera débloqué par la direction générale des collectivités locales (DGCL), soit 1,5 milliard de DH.. L’autre grande contribution, qui est de l’ordre de 1,1 milliard de DH, est financée par le budget général de l’Etat. La commune et le Fonds Hassan II apporteront respectivement 820 et 380 millions de DH. La ville ne peut pas financer sa quote-part par ses propres moyens. Elle a demandé tout récemment au Conseil de la ville de voter un emprunt auprès du Fonds d’équipement communal (FEC) de l’ordre de 820 millions de DH, soit exactement le montant de la contribution de la mairie. Chose faite puisque le Conseil a approuvé à l’unanimité la proposition. Certes, les capacités financières de la commune sont très maigres. Son budget ne dépasse guère les 2 milliards de DH annuellement. La moitié est engloutie par l’armée des fonctionnaires (18.000). L’autre moitié sert à payer les sociétés privées qui gèrent des services publics communaux (nettoiement, espaces verts, éclairage public, décharge publique, trésor qui prend en charge le paiement des salaires, etc.). Selon un rapport de la société «Casa Transport», 43% du financement sont à débloquer au premier semestre de 2010 (450 millions de DH). Le reste, soit 57% (581 millions de DH) doit être apporté au deuxième semestre de la même année.
Al Omarane reprend le projet de General Contractor Maroc
Le groupe Al Omrane vient d'annoncer qu'il va se substituer à la société General Contractor Maroc (GCM) pour achever les travaux du projet d'habitat social Al Amal, situé à Tamesna et destiné au relogement de 1500 ménages. Le but étant de préserver les intérêts de toutes les parties. Pour rappel, suite à la défaillance du promoteur immobilier GCM, qui n’a pas pu livrer dans les délais des logements acquis, une commission de médiation a été constituée, par le ministère de tutelle. Cette cellule a pour mission d’écouter les différents partenaires impliqués dans le dossier: Al Omrane, GCM ainsi que les clients lésés.
Le Forum africain des infrastructures s’est tenu du 29 au 30 octobre à Marrakech à l’initiative de i-conférences en partenariat avec la BAD. Cette 2e édition était axée sur les partenariats publics/privés dans les infrastructures de transport (PPP) ainsi que sur les visions et initiatives de renforcement de ces partenariats au profit des grands projets routiers, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires dans la région de l’Afrique du Nord, du Centre et de l’Ouest.
Le projet marocain de l'énergiesolaire estimé à 9 milliards de dollars est lancé
Un projet marocain de l'énergie solaire, d'un coût d'investissement estimé à 9 milliards de dollars est né ce 2 novembre 2009. Ce programme national, ambitieux et réaliste vise la mise en place en 2020 d'une capacité de 2 000 mégawatts. Cette capacité de production représente 38% de la puissance installée à fin 2008 et 14% de la puissance électrique à l'horizon 2020.Cinq sites ont été identifiés pour le lancement de ce projet, qui s'inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique tracée. Il s'agit des sites de Ouarzazate, Ain BniMathar, Foum Al Oued, Boujdour et SebkhatTah. Ce projet d'envergure internationale permettra d'assurer une capacité de production annuelle de 4500 GW, soit 18% de la production nationale actuelle.
Le projet sera achevé vers la fin de l'année 2019 et la date de mise en service de la première centrale a été fixée à 2015. Grâce à la mise en valeur du potentiel solaire, le projet contribuera à la réduction de la dépendance énergétique, à la préservation de l'environnement, par la limitation des émissions des gaz à effet de serre et à la lutte contre les changements climatiques. A terme, il permettra annuellement d'économiser en combustibles 1 million de tonne équivalent pétrole (TEP) et d'éviter l'émission de 3,7 millions de tonnes de CO2. Le projet marocain de l'énergie solaire est en phase avec la tendance internationale, qui, face à une demande énergétique croissante et au défi du réchauffement climatique, place les énergies renouvelables et particulièrement l'énergie solaire au rang des priorités. Le Maroc deviendra ainsi un acteur de référence dans le solaire à travers en particulier la satisfaction de la demande croissante en énergie, la mobilisation de son important potentiel en énergies renouvelables, en premier lieu solaire. Outre la production électrique, ce projet inclut la formation, l'expertise technique, la recherche développement, la promotion d'une industrie solaire intégrée et potentiellement le dessalement de l'eau de mer, ajoute la même source. Ce projet d'envergure se construira autour de partenariats publics privés ciblés et équilibrés avec des acteurs de référence. Sa mise en œuvre sera confiée à une agence marocaine pour l'énergie solaire (MoroccanAgency for SolarEnergy).
La métropole continue de drainer les investissements. Le dernier en date est celui du groupe Naciri Développement qui s’apprête à commercialiser un ensemble résidentiel de villas dans la région de Nouaceur. Casadiaa, dont l’investissement s’élève à 900 millions de dirhams, financé en fonds propres à hauteur de 170 millions, est un ensemble résidentiel érigé sur une superficie de 40 hectares. Un concept qui se veut «unique» composé de 200 villas d’au moins 800 m². Casadiaa est situé à 15 minutes du centre-ville de Casablanca. Le projet s’étale sur des superficies relativement importantes. Des villas qui se déclinent en nombre de 4 types encadrant une piscine et un jardin paysager de grande envergure. Il inclut aussi un espace commercial, un centre de fitness, piscine couverte, un restaurant et de nombreux jardins publics. Selon ses concepteurs, l’ensemble résidentiel a su intégrer les paramètres du marché en offrant un maximum de prestations à ses clients à un prix attrayant. Ils proposent des villas construites sur un terrain de 800 m² dont 475 m² de superficie construite (307 m² couverts) au prix de 4.950.000 dirhams. A la signature du contrat de réservation, les futurs acquéreurs débourseront 15% du montant de la vente et se verront remettre les clés en 2011. Le groupe ne semble pas se soucier du ralentissement des transactions que traverse l’immobilier depuis quelques mois.