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Numéro en kiosque : 63 - Mars 2010
 
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Marchés étrangers : Le BTP à l’export
Produits du BTP : Une offre exportable !?
 
Marchés étrangers : Le BTP à l’export
 

Les matériaux de construction ou d’autres articles qui constituent la gamme des produits du Bâtiment sont appelés aujourd’hui à être plus compétitifs sur le marché international par une offre exportable. De l’autre côté, les entreprises des Travaux Publics oscillent entre une commande interne mince, vu la concurrence internationale à domicile et une projection au-delà des mers sombre. Cependant, le ministère du Commerce Extérieur et Maroc Export se mobilisent par des compagnes de communication et des procédés de financement des Salons à l’étranger pour faire valoir les produits marocains, en particulier ceux qui s’attachent au secteur du BTP.

Si les prévisions pour 2009 en matière d’exportation annoncent une contraction du commerce mondial de 5,6%, alors il faut s’attendre à ce que la demande mondiale relative aux échanges commerciaux destinée au Maroc, subisse le même sort. Ainsi, les exportations en biens et services ont accusé une baisse de 23 %, du moment qu’on parle de forte croissance en deux chiffres en 2008. Dans ce contexte, portant le signe de crise mondiale, les exportations marocaines vers l’étranger ont fait une marche arrière de 30 %. Cependant, il y a lieu d’enregistrer un excédent de 8 milliards de dirhams au terme du 1er trimestre 2009. S’interroger sur le positionnement des produits et services marocains du Bâtiment et Travaux Publics dans les autres continents et les autres du pays de l’Afrique, ne constitue en aucun cas une dérive thématique. D’autant plus que la concurrence mondiale relative à ce secteur sur le sol marocain n’est pas à démontrer. L’adoption de la mondialisation par le Maroc a été en effet un choix stratégique irréversible. De ce fait, la signature de plusieurs accords de libre-échange, en particulier avec l’Union Européenne, les Etats-Unis et avec certains pays arabes, pousse le Maroc à respecter ses engagements en matière d’importation des biens et services. Ainsi, plusieurs entreprises étrangères se sont installées pour proposer leur savoir faire en contribuant au développement de ce pays. Pourtant, les importations marocaines, en général, estimées à 69,4 milliards DH, ont enregistré également, au terme du premier semestre de 2009, une baisse de 14 %.
Importer ou exporter, n’est pas là le problème. Les professionnels du BTP cherchent à respirer, mais ailleurs. Une offre exportable des produits de Bâtiment et la commande pour la réalisation des travaux à l’étranger sont de mise aujourd’hui afin d’équilibrer la balance commerciale. Alors, que peut exporter le Maroc et pour quelles destinations? Sur cette ligne, le ministère du Commerce Extérieur et Maroc Export se mobilisent par des compagnes de communication et de financement des Salons pour présenter les produits du BTP. «Nous déployons des efforts afin que le secteur du Bâtiment et Travaux Publics soit un travail très raffiné sur des marchés très ciblés pour notamment tout ce qui est électrification, adduction d’eau et travaux publics. Sur le continent africain, on a mis le zoom sur des marchés très intéressants pour l’entreprise marocaine. Nous organisons des missions d’affaires et des rencontres pour leur permettre justement de profiter de ces opportunités. Cependant, il faut que l’entreprise marocaine prenne l’initiative», précise le Ministre du Commerce Extérieur Abdellatif MAAZOUZ. Ainsi, l’entreprise marocaine exerçant dans ce secteur est appelée à prendre de l’initiative pour prospecter le marché international et enrichir leur carnet de commande.
Cependant, il faut signaler que ce ne sont que certains produits du BTP qui sont pour l’instant exportables. Et ce ne sont que 20 entreprises membres de la FNBTP qui transfèrent le savoir-faire marocain à l’étranger. En d’autres termes, le Maroc ne peut exporter que les produits et services ancrés dans l’histoire de ce pays, notamment le zellige et une marque de la peinture ainsi que d’autres biens d’équipement. «En particulier, nous avons des marques qui sont nées de la culture marocaine, notamment Zellige, Tadellaket, la chaux blanche et d’autres. Donc, il faut améliorer le service à l’export, notamment par le packaging et la communication en commercialisant sur les grands réseaux de distribution», souligne Abdellatif MAAZOUZ.
Seulement, il faut dire que les expéditions des biens d’équipement ont enregistré un montant de 3 milliards de dirhams en baisse de 26 %. Plus que la moitié de ces exportations est constitué des fils et câbles pour l’électricité qui ont chuté de 44 %, soit -1,1 milliard de dirhams. Ces exportations ont subi la contraction de la demande en provenance des principaux clients (France, Espagne et Italie).
En revanche, les importations de biens d’équipement qui traduisent l’effort d’investissement tant public que privé ont occasionné une dépense de 16,8 milliards de dirhams, en accroissement de 3,7 %. Ces importations sont accompagnées par la hausse de 20,1 % des crédits attribués à l’équipement.
Ce phénomène d’osmose en matière de vente et d’achat à travers les frontières nécessite quand même une stratégie bien élaborée relative à la défense commerciale. De ce fait, le gouvernement marocain a élaboré une loi portant n° 15-09 qui devrait être soumise au conseil de gouvernement. Parmi les règles et les procédures d’application de ce texte, il y a lieu de noter, l’institution des mesures de sauvegarde à l’égard de produits faisant l’objet d’importation massive et faisant subir ou menaçant de faire subir un préjudice grave à une branche de l’industrie nationale. Le ministère du Commerce Extérieur a déjà lancé, donc, une enquête en novembre 2008 pour la prorogation de la mesure de sauvegarde appliquée sur les carreaux en céramique qui devrait prendre fin le 30 novembre 2008. D’un autre côté, le même ministère est en cours de restructurer le tarif douanier des industries, notamment du bois et du marbre, afin de favoriser la protection de la valeur ajoutée locale.
Ainsi, les produits et bien de services ayant la qualité d’offres exportables sont programmés dans l’agenda du Ministère du Commerce Extérieur pour promouvoir ce secteur à l’export. «Nous faisons même de l’accompagnement dans des campagnes spécifiques à chaque entreprise en matière de marketing international, à condition que ces entreprises soient disposées à  se lancer dans des actions pareilles. Au niveau de leurs productions, elles doivent proposer une offre exportable par, aussi bien une compétitivité compte qu’une compétitivité qualité. Je suis persuadé qu’elles peuvent l’avoir avec le professionnalisme qui s’est développé durant ces dernières années, parce que le boom immobilier qu’a connu le Maroc doit être capitalisé par les professionnels pour en faire un véritable levier de développement à l’export», précise le Ministre du Commerce Extérieur. De ce fait, l’organisation du Salon Batimet 2009 en France constitue une véritable opportunité pour les professionnels marocains afin d’élargir leurs activités à l’export. Ce salon a indubitablement une portée internationale et capte l’attention d’un plus grand nombre d’entreprises et des particuliers.
Selon le Directeur général de la chambre française de commerce et de l’industrie Dominique BRUNIN : «Il nous appartient, avec les fédérations professionnelles, les chambres de commerce de l’Union Européenne présentes au Maroc, les chambres de commerce étrangères et avec les chambres de commerce marocaines, d’accompagner ce choix de la mondialisation adoptée par le Maroc, en ouvrant les portes des marchés étrangers aux entreprises marocaines».

Abdellatif MAAZOUZ, Ministre du Commerce Extérieur

Produits du BTP : Une offre exportable !?

Ce qui est demandé aux entreprises du Bâtiment et Travaux, c’est la volonté de mettre sur le marché international des produits ayant la qualité d’offres exportables. Les produits et services du BTP ne diffèrent guère de ceux des autres secteurs ayant bénéficié d’un intérêt particulier de la part du Ministère du Commerce Extérieur. Cependant, les professionnels du secteur sont appelés à être plus compétitifs sur le marché international en matière de compte et de qualité. parcours !

Magazine CONSTRUIRE : Qu’en est-il de la marque marocaine des produits du Bâtiment?

Abdellatif MAAZOUZ : Pour les produits du Bâtiment, la marque marocaine de ce secteur doit être traité de la même manière que les autres produits. En particulier, nous avons des marques qui sont nées de la culture marocaine, notamment Zellige, Tadellaket, la chaux blanche et d’autres. Donc, il faut améliorer le service à l’export, notamment par le packaging et la communication en commercialisant sur les grands réseaux de distribution.

Comment peut-on améliorer les exportations des produits du Bâtiment à l’étranger tout étant plus compétitif par rapport aux entreprises internationales ?

Je  pense que ça ne dépend que des entreprises. Au niveau strictement commercial, nous offrons aussi bien aux entreprises du Bâtiment qu’aux autres secteurs toutes les possibilités nécessaires relatives notamment à la présence dans les Salons, aux campagnes de communication sectorielle, etc. Nous faisons même de l’accompagnement dans des campagnes spécifiques à chaque entreprise en matière de marketing international, à condition que ces entreprises soient disposées à  se lancer dans des actions pareilles. Au niveau de leurs productions, elles doivent proposer une offre exportable par, aussi bien une compétitivité compte qu’une compétitivité qualité. Je suis persuadé qu’elles peuvent l’avoir avec le professionnalisme qui s’est développé duranr ces dernières années, parce que le boom immobilier qu’a connu le Maroc doit être capitalisé par les professionnels pour en faire un véritable levier de développement à l’export.

Quel rôle peut jouer le Ministère de commerce extérieur pour promouvoir l’architecture marocaine à l’étranger ?

Je le répète encore une fois. Le Ministère de commerce Extérieur entreprend des actions pour tous les secteurs ayant une offre exportable et la volonté d’exporter. Le Ministère est disposé à discuter avec les professionnels. D’autant plus que nous avons ciblé des secteurs, parce qu’il y a une offre exportable organisée et une politique sectorielle pour le développement. Donc, nous avons complété cet arsenal par un appui à la commercialisation. Nous sommes prêts à faire la même chose pour les autres secteurs liés aux services et aux produits du bâtiment.

Le gouvernement peut intervenir à l’international pour attirer des commandes publiques en faveur des architectes ?

Toute action dépend en premier lieu de l’initiative des professionnels. Le gouvernement stimule et facilite la tâche des professionnels. Cependant, le gouvernement ne peut pas remplacer les professionnels dans les actions de vente.

Que pouvez-vous nous dire sur le Salon Batimat 2009 ?

C’est une plate-forme que nous essayons de financer pour que les opérateurs économiques dans le secteur du Bâtiment puissent y assister. D’ailleurs, 80% des Salons, voir même 100% , sont pris en charge par l’Etat afin que les produits marocains soient exposés. Ça se traduit par des contrats à l’export. Nous déployons des efforts afin que le secteur du Bâtiment et Travaux Publics soit un travail très raffiné sur des marchés très ciblés pour notamment tout ce qui est électrification, adduction d’eau et travaux publics. Sur le continent africain, on a mis le zoom sur des marchés très intéressants pour l’entreprise marocaine. Nous organisons des missions d’affaires et des rencontres pour leur permettre justement de profiter de ces opportunités. Cependant, il faut que l’entreprise marocaine prenne l’initiative. On ne produit pas et l’on ne vend pas. On aide à le faire !

 
 
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