LE GROUPE ALLIANCES : l'Habitat intermédiaire, nouveau fer de lance
Après la récente acquisition de deux poids lourds du secteur des TP (EMT et Somadiaz), le groupe Allainces fait montre à l’avenir d’une bonne diversification à la fois régionale et sectorielle. Le chiffre d’affaires du groupe paraît consolider au 30 juin 2009 à +281%. Dans cette envolée du CA, l’habitat intermédiaire et le pôle construction, qui sont deux nouvelles valeurs sûres de ce groupe, affichent de réelles perspectives de développement. On note par ailleurs la volonté de ce groupe à se lancer dans le développement durable avec la création de la Fondation Alliance.
Alors que d’autres opérateurs suffoquent de la crise, il y a d’autres par contrecomme le groupe Alliance qui démontrent une assise financière rude à toute épreuve. Et pour cause, au 30 juin 2009, tous les résultats du groupe Alliance étaient consolidés de près de 97%. Dans ce sillage, le chiffre d’affaires a réalisé une progression de + 281% par rapport à la même période de l’année écoulée (30 juin 2008). Les fonds propres du groupe sont estimés à 2338 millions de DH, traduisant une assiette financière favorable à de nouveaux investissements dont la manifestation la plus concrète est le rachat à 69% de EMT et Somadiaz. Cette prise de participation du groupe Alliance dans le pôle construction n’a pas tardé à porter ses premiers fruits, puis que la société EMT vient d’être adjudicatrice du barrage de Sidi Abdellah sur Taroudant, pour un montant de 561 millions de DH. Avec ce projet, le pôle construction va pondérer de façon conséquente le CA du groupe, puisque c’est ainsi 2 milliards de DH de chiffre d’affaires sécurisés que l’opérateur Alliance va tirer de son pôle construction.
L’habitat intermédiaire, autre motif de satisfaction du groupe durant cet exercice écoulé, devrait dans le meilleur des cas, voir le groupe finaliser la commercialisation de tous ses projets en cours d’ici le mois de mars 2011. Déjà, le groupe annonce le lancement de la 2ème tranche du projet Chwiter ainsi que le lancement en parallèle des projets Medhia, M’diq, Fnideq, Khmiss Sahel, dont la commercialisation est soutenue par 4 spots publicitaires télévisés. Au total, les réalisations du groupe dans l’habitat intermédiaire se chiffreront à 69 712 unités de logement, correspondant à un budget d’investissement de 23.400 millions de DH. Aux dires de son Président Directeur Général, ce segment pourrait très vite devenir le cheval de bataille du groupe « Nous ne sommes intervenus dans ce segment qu’à partir de 2008, et pourtant notre productivité est déjà considérable. L’habitat intermédiaire constitue à l’avenir notre fer de lance », s’est précisé M. LAZRAQ ALAMI. Le bras immobilier du groupe (Alliance Darna) passera à cet effet, d’une prévision de chiffre d’affaires estimée à 264 millions de DH en 2009, pour atteindre 4 630 millions de DH en 2012. Notons que cette dynamique se justifie avec l’arrivée à maturité dès 2010, de l’ensemble des projets initiés depuis lors par le groupe. Sur un autre plan, à en croire les déclarations de son management, les projets présents et futurs du groupe s’appuient sur une assiette foncière sécurisée. Ce qui ne peut que galvaniser les ardeurs de développement du groupe Alliance dont on annonce qu’un partenariat vient de se conclure avec le groupe libanais Benchmark, pour le développement de résidences de très hauts standing à Casablanca. Le groupe est déjà propriétaire de Tanger Resort, projet de moyen standing dont la première tranche étalée sur 25 ha est déjà lancée. Il compte aussi développer en collaboration avec le Crédit du Maroc, le projet « Les Arènes » dont la consistance architecturale devrait avoisiner les 83 000m2. À côté de ses deux projets, le groupe travaille aussi pour le développement du projet Dar Bouazza sur 35 ha, ainsi que pour le développement du projet Casa City Center sur 85000 m2 couverts. Mais le meilleur de cet entreprenariat présent et futur, est d’apprendre que le groupe Alliance a été retenu dans le cadre d’un consortium (Somed, Palmeraie Développement, Actif Invest et la Compagnie des Alpes, dans la négociation finale de l’appel à manifestation d’intérêt international relatif à la réalisation du programme d’aménagement intégré de la zone de Sindibad ainsi que pour l’exploitation de son parc d’attractions qui nécessitera 450 millions de dirhams. L’investissement global du projet est estimé à 2,5 milliards de DH repartis entre : programme résidentiel (200 000 m2), prime pour le relogement des ménages occupant le bidonville, la construction d’un parc archéologique et l’aménagement d’une forêt récréative. Dans son offre en resorts golfiques, le groupe Alliance confirme son principe de convivialité et de bien être, avec Port Lixus qui a nécessité 5 milliards de DH sur près de 461 ha. Ce projet comporte le lancement de trois hôtels dont le Hilton 332 lits, Oasis Globalia 450 lits et Hyatt 850 lits. À noter que la phase 2 de ce projet vient d’être lancée sur 168 ha et devrait totaliser 2300 lits. Il y a aussi dans l’offre golfique du groupe, le Resort Golfique Al Maaden pour un investissement global de 3,5 milliards de DH et qui enregistre déjà la livraison de 45 villas et de 100 villas-riad. En plus de confirmer le démarrage des travaux de deux hôtels. Quant à son Resort Golfique Akenza, dont les travaux sont en cours de réalisation, le groupe Alliance envisage une enveloppe budgétaire de 3 milliards de DH.
Faits marquants 2009
- Le groupe Alliance a été retenu en tant qu’investisseur pour l’aménagement et le développement de la Nouvelle Zone Touristique Intégrée de Tifnit à 30 kilomètres d’Agadir sur 200 ha. Le projet comptera 5 hôtels pour capacité de 2000 lits ; Et une composante résidentielle d’un total de 1000 lits - Au cours de l’année 2009, le groupe Alliance a mis en place un fonds hôtelier & résidentiel : ALHIF (Alliance HospitalityInvestmentFund) d’un capital de 2,5 milliards de DH. - Au cours de cette même année, Alliance s’est lancé dans le développement durable, avec le lancement de sa fondation : La Fondation Alliance dont l’œuvre veut prendre en compte la situation de la jeunesse marocaine et la préservation de l’environnement.
Parmi les villes satellites (Tamansourt, Chrafate, Lakhyayta et Tagadirt) que le Groupe Al Omrane est en train de réaliser, la ville de Tamesna. Il s’agit, en effet, d’une volonté gouvernementale afin de mettre en œuvre un projet aussi important que celui de la ville de Tamesna. Sur une superficie de 840 ha, une population de plus de 250.000 personnes sera y installée. L’incident produit par la Société Générale Contractor Maroc (GCM), comparé à un projet de grande envergure, est vraiment infinitésimal.
La ville nouvelle de Tamesna incarne, en effet, un processus d’urbanisation en anticipation, qui permet de donner un espace de vie agréable, homogène et sans anarchie.
«La philosophie de fond dans l’aménagement de ces villes est la maîtrise de l’urbanisation et la lutte contre l’anarchie. Il s’agit d’une intervention anticipée pour, d’un côté, créer des zones nouvelles, et d’un autre, aménager des villes modernes et solidaires pour pouvoir rapprocher les différentes classes sociales entre elles », précise Abdeslam Mesbahi, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’Espace, chargé du développement territorial. L’utilité du projet réside dans la satisfaction d’une partie de la demande en logements de la capitale, l’atténuation des déséquilibres urbains et dans la stimulation du développement économique de l’agglomération de Rabat. Le site de Tamesna a pu capter l’intérêt de 33 promoteurs immobiliers qui représentent un pourcentage de 85% dans le processus de mise en œuvre du projet, selon le cadre du partenariat réhabilité entre le groupe Al Omrane et le secteur privé. La ville de Tamesna essaie, donc, de répondre aux attentes des citoyens désirant habiter cette zone, par la réalisation des travaux d’infrastructure primaires, totalement achevés, notamment la voirie, l’assainissement, l’eau potable, l’électricité et le téléphone. Selon le communiqué de presse du Groupe Al Omrane, « Il importe de rappeler que les travaux d’équipement in site de Tamesna, ayant porté sur l’assainissement, l’adduction d’eau potable, l’électrification et l’éclairage public sont achevés en quasi-totalité. Les travaux d’ouverture de nouvelles voies d’accès routiers, engagés en partenariat avec le Ministère de l’Equipement et du Transport, permettront dès l’été 2010 de relier Tamesna au réseau autoroutier national et de lancer en parallèle, durant le premier trimestre 2010, les travaux de la voie reliant Rabat à Tamesna via la route 4018. » Dans le même contexte, il est à noter qu’un investissement de l’ordre de 1.8 Milliards de Dirhams est prévu pour la réalisation de la totalité de ces infrastructures. D’autant plus que 16 000 logements et 9 équipements sont en cours de construction dont 3 destinés à l’enseignement et à la sécurité sont aujourd’hui achevés. « Quant aux équipements publics, il y a lieu d’annoncer l’ouverture en 2010 de deux nouvelles écoles primaires et un collège en parallèle avec l’avancement des travaux d’achèvement d’un centre de santé et de deux mosquées. Ces nouveaux équipements viendront s’ajouter à ceux déjà opérationnels à savoir une école primaire, un centre commercial, trois agences bancaires et deux agences commerciales de l’ONE et de l’ONEP. Il est également programmé de porter le nombre de ces équipements, une fois l’ensemble des composantes de la ville nouvelle achevé et les populations attendues installées, à 25 écoles, 12 collèges, 6 lycées, un hôpital, 5 centres de santé et 3 mosquées », précise le communiqué de presse du Holding d’Aménagement Al Omrane. Selon les prévisions établis par la Société d’Aménagement Al Omrane-Tamesna, 20 % de l’offre immobilière est destinée à des ménages à faible revenu (VIT inférieur à 140 000 dh), 15 % concerne les logements sociaux (VIT inférieur à 300 000 dh), 55 % porte sur les logements à VIT comprise entre 300 000 et 800 000 dh et 10 % des logements à VIT supérieur à 800 000 dh. « Les produits de la société Al OmraneTamesna sont très diversifiés dans la mesure où la société Tamesna est une filiale du holding d’aménagement Al Omrane, qui suit et met en œuvre la politique de Sa Majesté Le Roi et les orientations du programme gouvernemental. Ceci nous conduit à offrir aux futurs Tamesnaouis des logements pour la classe moyenne, cadres, commerçants ou pour les artisans ( les kasbahs de Tamesna en sont un très bel exemple), des logements à 14OOOO DHS pour les personnes les plus démunies, ou des logements de standing sous forme de villas semi finies. Ces derniers permettent à des ménages de pouvoir disposer d’un logement individuel, à des prix raisonnables », précise Lamia KADIRI, architecte, Directrice générale de la Société d’Aménagement Al Omrane-Tamesna. L’urbanisation de cette nouvelle ville, ainsi que des autres villes satellites parsemées à travers le Royaume, symbolise une nouvelle politique adoptée par le Gouvernement marocain en matière d’aménagement du territoire. La vision prospective de l’occupation du sol ne laisse rien au hasard, puisque à la base, il existe une mixité sociale au sein de la nouvelle ville de Tamesna, qui constitue un vecteur d’intégration et de cohésion entre les couches sociales. « Il est également à rappeler que les projets immobiliers programmés dans la ville nouvelle de Tamesna portent sur la réalisation de 50 000 logements dont 5200 unités achevées et 7330 en cours d’achèvement et qu’à la fin du mois de septembre de cette année, 2200 logements ont été livrés à leurs propriétaires», selon toujours le même communiqué.
Cependant, le processus de réalisation des objectifs escomptés est entaché d’un seul dysfonctionnement relatif aux engagements d’une entreprise contractuelle appelée Société Générale Contractor Maroc ( GCM). Selon le communiqué de presse du Groupe Al Omrane, « il convient de souligner que sur l’ensemble des projets immobiliers en cours de réalisation, dans le cadre de partenariat avec le secteur privé, un seul projet, en l’occurrence celui initié par la Société Générale Contractor Maroc (GCM), a enregistré de sérieuses difficultés dans sa réalisation. Le Groupe Al Omrane a ainsi constaté, dans le cadre des actions de suivi et de coordination menées de concert avec ses partenaires engagés dans la construction de cette nouvelle ville, que cette Société n’arrive pas à tenir ses engagements contractuels vis-à-vis de ses clients, d’Al Omrane et des entreprises travaillant pour son compte ». En toute évidence, les intérêts des bénéficiaires en logements dans cette nouvelle ville doivent être conservés par la force de la loi. De ce fait, le Groupe Al Omrane doit intervenir pour contrecarrer ce problème en désengageant la société responsable de ce dysfonctionnement. Ceci est explicité clairement dans le communiqué de presse qui laisse entendre que « le Groupe Al Omrane tient, à ce sujet, à faire part des dispositions prises pour la préservation des intérêts de toutes les parties, en l’occurrence les mesures préventives ayant permis de limiter l’ampleur du problème à savoir la résiliation des conventions portant sur des terrains affectés et ceux objets de promesses de vente et n’ayant fait objet d’aucune ouverture de chantier par GCM. Le Groupe Al Omrane s’est également substitué à la Société GCM pour achever les travaux du projet d’habitat social Al Amal, propriété du Groupe, destiné au relogement de 1500 ménages à faibles revenus». On souligne également dans ce communiqué de presse que « le recours à la justice des clients lésés et du Groupe Al Omrane demeure une solution envisageable dans le cas de non aboutissement des tentatives en cours aux résultats escomptés». Il est à noter également que le Groupe Al Omrane a antérieurement annoncé qu’aucun agrément n’a été délivré aux repreneurs de la dite Société, en l’absence de garanties juridiques, professionnels et financières nécessaires à la préservation des droits des acquéreurs lésés par les conséquences du non respect des engagements manifesté par la Société GCM. Il reste quand même à rappeler que la ville de Tamesna est un projet intégré et ambitieux et que la décision prise par le gouvernement pour le mettre à terme est irréversible. D’autant plus que ce projet a capté quand même l’intérêt des investisseurs nationaux et étrangers. Selon le communiqué de presse parvenue à notre rédaction, « le Groupe Al Omrane réitère, à cette occasion, son engagement à tout mettre en œuvre pour réussir cet important et ambitieux projet qui bénéficie du soutien et de l’adhésion de plusieurs Départements Gouvernementaux et de la confiance renouvelée d’investisseurs nationaux et étrangers ». D’un autre côté, des investissements de l’ordre de 24 Milliards DH seront injectés pour impulser davantage ce grand chantier en créant 60 000 postes d’emploi et élargir sa portée économique, sociale et urbanistique. En amont et en aval, les citoyens ont besoin d’un espace d’habitation intégré et structurant avec une infrastructure d’accompagnement et des équipements socio-économiques bien conçus. Il n’y a pas mieux !
Les six premiers mois de l’année 2009 ont fait montre d’une activité mi- figue mi-raisin pour le cimentier Holcim. Ce dernier préférant vaquer à la maîtrise de ses coûts fixes ainsi qu’à une poursuite de son programme d’investissement, qui a vu son usine de Fès procéder au dédoublement de sa capacité de production.
Au 30 juin 2009, les résultats du cimentier Holcim Maroc s’inscrivent en faveur d’un bon comportement de ses ventes de ciment, et ce, en dépit du fait que la croissance des ventes du secteur ne s’est améliorée que de (+1%). Une stagnation quasi-presque, qui a vu le volume annuel de production du secteur se limiter à 14 millions de tonnes au niveau national et impacter son chiffre d’affaires de + 12%.
Durant cette période d’accalmie où Holcim Maroc a su tirer son épingle du jeu, la politique management de ce dernier s’est orientée davantage dans l’entretien de son outil de production qui a permis de conforter au passage sa maîtrise des coûts fixes. Le cimentier en a aussi profité de cette phase de limitation des chantiers sur le marché faute de crise, pour améliorer son réseau de franchise des matériaux de construction «Batipro », avec la modernisation de nombreux points de ventes. Durant les six premiers mois de l’année 2009, il était aussi question pour cet opérateur de continuer sur sa lancée d’investissement, en faisant progresser le projet de dédoublement de son usine de Fès. Cette même usine de Fès a d’ailleurs passé avec succès son audit pour la reconduction de sa certification selon les référentiels ISO 9001 et ISO 14001, clés de voûte de son système de management intégré qualité/environnement. À noter qu’en 2008, cette même usine de Fès avait déjà été plébiscitée pour le trophée de la sécurité, un prix qui a été décerné à Holcim Maroc lors de la convention des membres de l’APC, tenue à Fès le 29 mai 2009. Au chapitre des bonnes nouvelles pour cet opérateur durant les six premiers mois de l’année 2009, on notera aussi la montée en puissance de l’activité de sa plate -formes de traitement des déchets Ecoval. En fait, l’engagement de Holcim Maroc pour la préservation de l’environnement occupe une place centrale dans sa politique de développement durable et c’est en cela qu’on l’a vu récemment organiser avec brio, les HolcimAwards dont le mérite est revenu cette année à un projet marocain se rapportant à la restauration de la médina de Fès. La commercialisation du sable de concassage, autre action du cimentier en faveur de la préservation de l’environnement, connaît à ce titre un développement remarquable et s’avère une bonne alternative écologique pour le sable de dune. Citons dans cette chronologie d’actions environnementales, l’organisation par cet opérateur de la collecte et de la destruction de sacs en plastiques noirs, qui sont une menace pour la santé et une atteinte directe à l’environnement. À telle enseigne, Holcim Maroc s’est vu décerner le prix spécial du Jury ALM EcologyTrophy.