Dans le secteur de l’immobilier, on le sait, le marché régule très mal, et personne ne s’amusera à cautionner la santé réelle du secteur ni la moindre tendance. L’organisation de l’immobilier présente plusieurs faiblesses, à commencer par l’impossibilité de procéder à une analyse à travers la logique de l’offre et de la demande.
Les procédures de fixation de prix restent imparfaites, opaques, elles-mêmes dépendantes de gisements de coûts, déclarés ou pas, en amont. C’est-à-dire lors des étapes d’acquisition foncières, de matériaux de construction, d’immatriculation et de titrage.
Cette situation a une double conséquence:
D’abord celle d’obérer, en l’absence de paramètres objectifs, l’image de l’activité lorsque les prix flambent. C’est ce qui s’est produit pendant des années avec une poussée spéculative bien au-delà du raisonnable. Poussée qui, doublée de la défiscalisation de l’économique, a d’ailleurs attiré bon nombre de professions (médecins, dentistes…) à se mettre à la promotion immobilière.
Ensuite, l’incapacité à jauger la résistance à la crise. Certes, la consommation dans le segment économique, et moyen standing, où la demande est toujours importante, a sans doute permis de mieux négocier la conjoncture actuelle. Mais tous les opérateurs n’ont pas joué la carte de la diversification.
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