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Numéro en kiosque : 63 - Mars 2010
 
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Le propriétaire de Koutoubia se lance dans l’immobilier
 

Décidément, l’immobilier ne cesse d’attirer les industriels marocains. Le dernier à franchir le pas est le propriétaire de Koutoubia, leader marocain dans la transformation des viandes rouges et blanches. C’est son groupe Sapak, plus connu sous le nom de Koutoubia, qui s’y lance. C’est ainsi que KoutoubiaLittaamir (dénomination du pôle immobilier) opèrera dans la construction de logement moyen et haut standing, les villas et le balnéaire. Objectif : diversifier les activités du groupe afin de limiter les risques. En fait, le développement du secteur de l’immobilier offre de belles perspectives et le groupe Koutoubia veut saisir les opportunités. D’autant plus que le président de Koutoubia dispose d’une importante réserve foncière qu’il veut valoriser. Pour KoutoubiaLittaamir, l’objectif sur les cinq prochaines années est de mettre sur le marché quelque 5.000 logements. L’ambition aussi est de se positionner parmi les cinq premiers acteurs du secteur. Aussi, plusieurs projets sont-ils lancés. Trois sont déjà en cours à Mohammedia. Il s’agit notamment des résidences Galia, dans le haut standing. S’y ajoutent les projets Jardin des fleurs 1 et 2 dans le moyen standing. La réalisation de ces projets nécessitera un investissement de près de 600 millions de DH. Les appartements sont proposés à partir de 12.000 DH/m2 dans les résidences Galia et de 8.000 DH/m2 pour les Jardins des fleurs 1 et 2.

 
IMMOBILIER
Casablanca, l’exception qui confirme la règle
 

Paradoxalement, en matière d’immobilier, la situation de la métropole économique reste assez atypique. C’est d’ailleurs l’une des rares villes, voire l’unique, qui continue à enregistrer le plus de transactions tout en maintenant pratiquement les mêmes niveaux des prix. Compte tenu de la forte demande tous segments confondus, les prix se sont stabilisés. En effet, si la demande reste très forte sur Casablanca, c’est certainement parce que la ville enregistre le déficit le plus important entre l’offre et la demande. A elle seule la métropole accueille, selon la FNPI , chaque année plus de 25.000 ménages. Un surplus qu’il faut loger en plus du déficit cumulé. Tout compte fait, les besoins en logement de la métropole restent énormes et l’offre ne suit pas. Les derniers chiffres de la FNPI estiment les besoins à quelque 1 million d’unités, auxquelles il faut ajouter des besoins additionnels de 100.000 à 120.000 unités par an. «Une équation difficile à résoudre puisqu’il faut composer avec le foncier qui est très rare, les plans d’aménagement qui tardent à voir le jour et les autorisations de construire qui sont livrées au compte-gouttes», dénonce la FNPI.


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REMPLISSAGE DES BARRAGES
Un record historique
 

La situation est qualifiée d’exceptionnelle dans pratiquement tous les barrages. Selon le secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement, l’on affirme que «de toute l’histoire du Maroc, le taux de remplissage des barrages n’a jamais atteint de tels niveaux en cette période». Au 16 septembre, les taux sont estimés à 73,4%, contre à peine 37,4% à la même période de l’année dernière. Le volume d’eaux stockées dans les différents barrages s’établit à 11,4 milliards de m3 sur une capacité globale d’environ 15,6 milliards de m3. Le taux de remplissage de certains barrages a dépassé les 90%. C’est notamment le cas de Hassan Addakhil qui affiche 100%, Sidi Saïd Maâchou (99,6%), Mohamed Mokhtar Soussi (99,3%), MachraâHammadi (97,5%), Hassan II (92,8%), Mansour Addahbi (92,4%) ou encore Sidi Chahed (92,3%). A signaler que pour la seule période allant du 1er au 16 septembre, il y a eu un apport d’environ 500 millions de m3 supplémentaires, soit le triple de ce que le Maroc enregistre dans des conditions normales depuis 30 ans. Quant au plus grand barrage, Al Wahda, il affiche un taux de remplissage de 63,3% soit un volume d’eau stocké de 2,3 milliards de m3 sur une capacité potentielle de 3,7 milliards.


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ROCADE MEDITERRANEENNE
Plus que 120 km de route à construire sur les 507 km
 

La rocade méditerranéenne devient une réalité. L’avant-dernier tronçon reliant Ajdir (Al Hoceima) à Jebha vient d’être livré à la circulation. Il ne reste plus que quelque 120 km de route (Tétouan-Jebha) à construire pour achever l’ensemble du projet.
La liaison Al Hoceima-Jebha dont le coût de réalisation avoisine le 1,65 milliard de DH est, quant à elle, d’une longueur d’environ 103 km . Ainsi, 7 km sont à parcourir de Ajdir au centre-ville d’Al Hoceima. Avant l’achèvement des travaux de construction, aucune voie ne reliait les deux localités. Aujourd’hui, cette nouvelle route dessert successivement Jebha et Bouhanine avant de rejoindre Cala-Iris. Elle emprunte la RR 414 jusqu’à Ait Kamra sur 45 km , puis la RN 2 sur 10 km jusqu’à Imzouren et enfin la RR 610. Par ailleurs, et compte tenu du caractère très accidenté de la topographie et de la nature géotechnique vulnérable du terrain, le tronçon Al Hoceima-Jebha s’éloigne de quelques kilomètres de la côte méditerranéenne. A noter que les travaux sur cette section ont été lancés en juin 2004 et devaient être bouclés, en principe, en 2008. Force est de constater, donc, que le projet a enregistré un retard d’une année. Un contrat établi avec des sociétés étrangères pour la réalisation de la liaison a été d’ailleurs résilié. Pour le financement de ce projet, le ministère de l’Equipement et du Transport a dû verser environ 310 millions de DH (19%) pour achever les travaux déjà entamés par les entreprises étrangères. Quelque 1,34 milliard de DH (81%) étant un don de l’UE. S’agissant de la liaison Jebha-Tétouan, les travaux sont lancés depuis 2008 et devraient être achevés en 2012, selon le planning arrêté par le ministère de l’Equipement et du Transport. Cette dernière ligne droite du projet de la rocade nécessite une enveloppe budgétaire d’environ 2,3 milliards de DH. Pour rappel, la rocade méditerranéenne ( 507 km ), reliant les villes de Tanger et Saïdia, permettra de réduire le temps de trajet de 11 à 7 heures.


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CONJONCTURE
Le BTP ne connaît pas la crise
 

L’enquête révélée par le Haut Commissariat au Plan auprès des secteurs de l’industrie manufacturière, de l’énergie, des mines et du BTP a mis en exergue l’évolution de leur activité au cours du 2ème trimestre 2009 par rapport au trimestre précédent et les pronostics pour le 3ème trimestre 2009. Parmi les secteurs enquêtés, celui du BTP aurait connu une hausse au 2ème trimestre 2009 par rapport au trimestre précédent. C’est ainsi que 51% des patrons ont déclaré une hausse de l’activité, 40% une stabilité et 9% une baisse. 
La hausse est aussi au rendez-vous dans les secteurs de l’énergie et des mines : ces derniers auraient connu, également, des hausses de production dues à une progression de la production de l’«Electricité», et, pour les mines, à une hausse de la production des «Minéraux non métalliques».
En matière d’emploi, les déclarations des chefs d’entreprise révèlent que les effectifs employés par le secteur du BTP auraient connu, globalement, une tendance haussière durant le 2ème trimestre 2009 par rapport au trimestre précédent, alors que ceux des secteurs de l’industrie de transformation et des mines auraient connu une stabilité. Le secteur de l’énergie aurait subi, en revanche, une baisse de ses effectifs.
Les pronostics avancés pour le 3ème trimestre 2009 font ressortir une tendance haussière de l’activité du secteur du BTP, puisque 46% des chefs d’entreprise prévoient une augmentation, 48% tablent sur une stabilité et seulement 6% envisagent une baisse de leur activité.
En ce qui concerne la main-d’œuvre, les chefs d’entreprise prévoient, globalement, pour le 3ème trimestre 2009, une tendance haussière des effectifs employés dans les secteurs du BTP et des mines. Les secteurs de l’industrie de transformation et de l’énergie connaîtraient, plutôt, une baisse de leurs effectifs.


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TRAMWAY DE CASABLANCA
Casa Transport multiplie son capital par 27
 

Casa Transport, en charge du tramway à Casablanca, a décidé d’augmenter son capital. La société dispose d’un capital estimé à 140 millions de DH. En vue de faire face à ses besoins de financement de la première ligne du tramway, dont le coût est de l’ordre de 6,4 milliards de DH, les fonds propres de quatre sur huit actionnaires sont à apporter sous forme d’une augmentation de capital. 
En tout, le capital va être augmenté de 3,8 milliards de DH. Le gros lot sera débloqué par la direction générale des collectivités locales (DGCL), soit 1,5 milliard de DH.. L’autre grande contribution, qui est de l’ordre de 1,1 milliard de DH, est financée par le budget général de l’Etat. La commune et le Fonds Hassan II apporteront respectivement 820 et 380 millions de DH. La ville ne peut pas financer sa quote-part par ses propres moyens. Elle a demandé tout récemment au Conseil de la ville de voter un emprunt auprès du Fonds d’équipement communal (FEC) de l’ordre de 820 millions de DH, soit exactement le montant de la contribution de la mairie. Chose faite puisque le Conseil a approuvé à l’unanimité la proposition. Certes, les capacités financières de la commune sont très maigres. Son budget ne dépasse guère les 2 milliards de DH annuellement. La moitié est engloutie par l’armée des fonctionnaires (18.000). L’autre moitié sert à payer les sociétés privées qui gèrent des services publics communaux (nettoiement, espaces verts, éclairage public, décharge publique, trésor qui prend en charge le paiement des salaires, etc.). 
Selon un rapport de la société «Casa Transport», 43% du financement sont à débloquer au premier semestre de 2010 (450 millions de DH). Le reste, soit 57% (581 millions de DH) doit être apporté au deuxième semestre de la même année.


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AGADIR
Akwa Immobilier lance l’opération «Les jardins de Drarga»
 

Akwa Immobilier, filiale du Group Akwa, est un de ces gros opérateurs du secteur qui misent énormément dans le potentiel de développement d’Agadir et même de sa périphérie. Dans ce contexte, la société a entrepris le lancement d’un projet porteur d’un vaste complexe résidentiel dans la commune de Drarga, sur la route de Marrakech. Les travaux ont commencé le 15 août et devraient s’achever en juillet 2013.
Prévue sur plus de 21 ha , l’opération «Les jardins de Drarga» offrira à terme 154 villas, 1.834 appartements moyen standing et 146 commerces. Ceci sans oublier les divers équipements communs, à savoir un centre commercial, une mosquée, une salle de sport, un hammam, une crèche et même un collège. Pour ce faire, c’est une enveloppe globale de 1,2 milliard de DH qui sera investie. Pour l’heure, la commercialisation de la phase 1 du programme est lancée. Le prix annoncé pour les appartements est de 7.500 DH/m². Il en est de même pour les villas semi-finies. Pour ce qui est des villas finies, le prix du m² a été fixé à 10.500 DH. Les premiers acquéreurs devront attendre le premier trimestre 2011 pour avoir leur logement. Les modalités de paiement arrêtées sont toutefois de trois versements. Ainsi 15% du prix du logement sont exigés à la réservation. Par ailleurs, 25% du prix sont demandés cinq mois après et les 60% restants sont à verser à la remise des clés. A noter que ce n’est pas le seul programme de Akwa Immobilier dans la région du Souss. Forte de la réalisation de la marina d’Agadir, l’entreprise a un autre projet dans le pipe à Delalat dans la commune de OuladTeima. Il s’agit d’une opération immobilière sur 50 ha pour la construction de maisons d’hôte et de riads haut standing. Le prometteur envisage aussi l’aménagement d’un espace Afriquia sur un hectare sur l’axe autoroutier Agadir-Marrakech. Le complexe comprendra une station-service, un motel, un restaurant ainsi qu’un espace de bureaux et une aire de détente. Il devrait générer à terme 200 emplois.


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MEUBLE EN KIT
Kitea introduit les meubles verts sur le marché
 

Kitea met sur le marché une nouvelle gamme de produits axée sur l’environnement, la sécurité et le climat intérieur. En quoi consiste le concept? Il s’agit d’un mobilier vert conçu et produit au Danemark et certifié sur la base de trois labels: la certification PEFC, le climat intérieur sain et la sécurité. 
Le PEFC (Programme de reconnaissances des certifications forestières) est standard européen géré par une ONG qui encourage une gestion durable des forêts. Cette certification offre à l’acheteur la garantie qu’il participe à la gestion durable des ressources forestières. Le climat intérieur est un mécanisme volontaire d’étiquetage des propriétés intérieures des matériaux. La troisième composante de la certification éco-consciente vise à répondre aux exigences européennes en matière de sécurité. Pour cela, Tvilum-Scanbirk, le principal fournisseur danois de Kitea, a mis en place son propre centre d’essais pour tester ses produits avant de les écouler.
Côté prix, «la production de meubles verts coûte plus cher car les fournisseurs de Kitea doivent changer de process. Par conséquent, ils doivent répercuter les coûts sur leurs produits», explique-t-on. Mais pour le consommateur marocain, le prix de vente final ne changera pas, promet la direction de Kitea. En introduisant les meubles verts, Kitea veut se démarquer de la concurrence, particulièrement redoutable dans le marché du meuble à kit.


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