BATIMAT 2009 à Paris Expo : L'innovation et la thématique au cœur du salon
Après le succès que Batimat 2007 a réalisé, en enregistrant un effectif important de visiteurs particuliers et professionnels, l'édition 2009 ouvre ses portes du 2 au 7 novembre à Paris (Porte de Versailles (France)) avec des nouveautés sur les plans de la thématique et de l’innovation.
Ainsi, une 27ème édition, aussi riche qu’en 2007, va constituer l’occasion de découvrir les nouvelles solutions techniques qui seront prescrites dans les projets de construction et de rénovation durables de demain. Sept espaces destinés au gros œuvre, à la menuiserie et fermeture, à la finition et décoration/zoom, au matériel et outillage, à la gestion durable des bâtiments, à l’informatique et aux services, vont constituer une grande vitrine mondiale pour un salon multi spécialiste. Les visiteurs pourront découvrir donc une offre de produits aussi variés dans un salon placé cette année sous le thème de la rénovation durable des bâtiments et de l’efficacité énergétique.
Le salon Batimat est, d’un autre côté, soucieux de porter à ses visiteurs de nouvelles solutions techniques utilisées dans les constructions de demain en présentant des modèles inscrits dans le registre de la nouveauté et de la rénovation, notamment les maisons Be-GREEN et la maison des Gestes et du développement Durable. «Au-delà des stands, nous prévoyons effectivement un certain nombre d’animations, déjà celles qui ont très bien marché en 2007 avec les maisons un peu innovantes et exemplaires qui seront présentées à l’entrée du Parc d’exposition. Ce sont des maisons qui ont pu attirer plus de 50.000 personnes en 2007», précise le Directeur de la Division Construction Batimat, Dominique TARRIN.
Deux maisons Be-GREEN en bois destinées à la ville ayant l’empreinte écologique minimale et bénéficiant d’un bilan énergétique neutre seront construites et installées face à l’entrée principale et au Pavillon 5 du Parc des Expositions Portes de Versailles. Leur conception architecturale s’inscrit dans le cadre des principes bioclimatiques afin de capter l’énergie solaire en hiver et de s’en protéger à la saison chaude. L’une d’entre elles sera à énergie positive et l’autre passive, c’est-à-dire présentant un bilan énergétique proche de Zéro.
La maison des Gestes et du Développement Durable est une maison modulaire bioclimatique de 80 m2 qui répond aux exigences des nouvelles normes en matière de construction neuve à l’horizon 2012 et qui vise à réduire de 20% la consommation énergétique. Cette maison itinérante présentera à BATIMAT 2009 (face au Pavillon 1) des solutions architecturales, techniques et environnementale BBC (à savoir 50 Kw/heure/m2/an). Certains dispositifs permettent une consommation définie en matière de chauffage et d’eau chaude sanitaire, notamment une isolation renforcée, une toiture végétalisée, un système de ventilation double flux, des doubles vitrages peu émissive, une chaudière solaire à condensation et une façade couverte de panneaux photovoltaïque produisant 1,5 kW d’électricité.
Le Salon BATIMAT sera également une occasion pour les organisateurs de faire appel à des grands noms de l’architecture pour exposer leurs projets exemplaires en termes de développement durable : projet atypique, efficacité énergétique, intégration des énergies renouvelables, innovation architecturale… Par la même occasion, des conférences seront proposées aux visiteurs sur l’actualité de la qualité et du développement durable dans la construction en les sensibilisant aux différents types d'handicaps et des espaces thématiques dans le cadre de l’Espace Accessibilité pour tous. «Nous allons également multiplier les conférences avec des intervenants qui jouissent d’un statut connu dans le monde du bâtiment, des grands architectes, des ministres, des présidents des grands groupes…», explique Dominique TARRIN.
Pour encourager la nouveauté, le Concours de l’Innovation et les Trophées du Design seront organisés pour récompenser les innovations techniques des marchés de la construction et les produits nouveaux conçus.
Il est à rappeler que BATIMAT 2007 était un salon de tous les records. Il a enregistré un total de 447.738 personnes. Une légère hausse des visiteurs hors de France a été réalisée grâce à la participation des pays du Maghreb, Le Maroc, l’Algérie et la Tunisie et également des pays d’autres horizons notamment la Russie et le Brésil. «En 2007, Batimat en France a accueilli plus de 5000 visiteurs marocains. Je crois que c’est un chiffre particulièrement élevé qui place le Maroc en numéro 1 en termes de visitorat étranger sur Batimat. Il faut qu’ensemble et collectivement en Batimat 2009 que nous affichions un objectif de 5.500 visiteurs. Le nombre d’exposants va considérablement augmenter grâce aux partenariats et à l’activité de Maroc Export et du Centre Marocain de promotion des exportations (CMPE) qui fait que la superficie des exposants marocains ne sera que doublée. Bien qu’il existe une crise économique mondiale, la dynamique de Batimat 2009 montre qu’il faut rebondir et être agressif d’un point de vue commercial puisque toutes les conditions de réussite sont réunies», rassure Dominique BRUNIN, Directeur général de la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc.
BATIMAT 2009 sera l’occasion de découvrir les nouvelles solutions techniques dont les visiteurs ont besoin de confronter les défis de demain dans les projets de construction s’inscrivant dans le contexte du développement durable et de l’efficacité énergétique.
Malgré le contexte économique difficile, le marché français de la construction a pu garder son élan et sa relance par rapport à d’autres pays. La rénovation est le chemin prometteur que les professionnels français ont adopté afin d’enregistrer une croissance dans ce secteur grâce à certaines idées fortes liées à l’environnement. La rénovation durable des constructions et l’efficacité énergétique sont les traits qui caractérisent la différentiation dans le Salon Batimat.
M. Dominique TARRIN, Directeur de la division construction BATIMAT
• Construire Magazine : Une fois encore BATIMAT a décidé d’être à l’heure du développement durable en 2009. À votre avis, quelles sont les solutions environnementales appelées à s’illustrer dans le domaine du bâtiment ?
• M. Dominique TARRIN : La solution la plus probable aujourd’hui qui a déjà démarré est la récupération de l’énergie solaire. C’est le solaire photovoltaïque qui arrive largement en tête grâce à toutes les aides fiscales et financières qui existent. C’est vraiment dans les énergies renouvelables qu’il doit y avoir plus d’évolution dans tous les pays.
• Pour son édition 2009, BATIMAT a pour invité d’honneur la Russie et les pays du maghreb. Comment justifie-vous ces deux choix ?
• Le choix de la Russie est expliqué par la forte progression de ce pays inconnu entre 2005 et 2007 par sa présence sur Batimat, même si le chiffre est inférieur au nombre des visiteurs marocains. On a regardé l’évolution et également le potentiel d’exposants dont il pourra avoir et qu’il n’avait pas encore en 2007. Et puis le choix fort du vieux Maghreb qui se fait par rapport à tous ses visiteurs et ses professionnels qui viennent à chaque édition. Nous souhaitons effectivement pouvoir créer des échanges sur le Salon entre les professionnels en particulier sur le thème de la présentation des grands projets actuels existant au Maroc, en Algérie et en Tunisie.
• Il n’y a plus que son offre exhaustive de produits et de services qui attire à BATIMAT ; il y a aussi son volet animation. Que prévoyez-vous en 2009 ?
• Au-delà des stands, nous prévoyons effectivement un certain nombre d’animations, déjà celles qui ont très bien marché en 2007 avec les maisons un peu innovantes et exemplaires qui seront présentées à l’entrée du Parc d’exposition. Ce sont des maisons qui ont pu attirer plus de 50.000 personnes en 2007. Nous renouvelons également l’espace tendance où nous présentons autrement des matières qui s’appellent (iso.. .) Il y a aussi 32.000 professionnels qui se sont identifiés sur cet espace 2007. Puis nous allons également multiplier les conférences avec des intervenants qui jouissent d’un statut connu dans le monde du bâtiment, des grands architectes, des ministres, des présidents des grands groupes…
• Le marché international est morose à cause de la crise économique. Ne pensez-vous pas que cette morosité pourrait affecter l’effort de recherche pour l’innovation cette année ?
• La morosité touche, aujourd’hui, beaucoup plus l’industrie, la construction que les professionnels qui ressentent beaucoup moins la crise. Nous avons cette année l’espoir, même si Batimat est un tout petit Salon en nombre d’exposants, qu’il y ait le même nombre de visiteurs, du fait que ces professionnels sont un peu moins touchés par la crise.
• Parlez-nous des grandes tendances du Bâtimat en 2009 dans le monde ?
• On est sur des évolutions à long terme où les grandes tendances existent déjà un an ou deux ans, notamment la notion d’économie d’énergie dans le développement durable. Elle est celle qu’on voit ressortir le plus dans tous les pays du monde surtout les continents où l’on parle de ce thème avec des solutions et des approches différentes. Cependant, Il y a d’autres évolutions qui sont liées à certains pays. Mais celui qui touche le plus l’ensemble des pays et qui est international, c’est le thème de l’énergie.
• Sur les 7 espaces du Salon, quel est celui qui sera le plus attractif pour le visitorat et pourquoi ?
Chaque espace a ses spécificités attractives pour la cible qui le concerne. Je ne peux pas dire que le gros œuvre est plus attractif que la menuiserie ou que l’informatique. Simplement, je voudrais insister sur les deux changements importants qu’il y aura cette année. Le premier, c’est le lancement du thème : gestion durable des bâtiments. Cet espace qui va regrouper un certain nombre de produits d’équipement liés au développement durable dans son sens le plus large tels qu’énergie, confort, santé, sécurité. Et puis le deuxième espace qui évolue le plus encore avec un positionnement complètement nouveau est l’espace zoom qui va s’appliquer à tous les aménagements intérieurs.
• Au-delà de son caractère professionnel, Bâtimat doit son internationalité aux efforts de vos collaborateurs à travers le monde pour la promotion de ce Salon. Alors, combien vous coûte la promotion du Batimat dans le monde et cela représente combien sur votre chiffre d’affaires ?
• Clairement, le Salon Batimat représente quelques centaines de milliers d’euro. Batimat a toujours beaucoup investi en promotion internationale pour garder son leadership parmi l’ensemble des Salons. Quand on a la chance d’avoir un Salon qui est le leader mondial et qui attire le plus des visiteurs internationaux, il faut toujours essayer de faire plus pour développer ce Salon en consacrant effectivement autant de moyens.
• Mr Dominique TARRIN, vous semblez avoir personnellement un amour pour le Maroc, un pays que vous connaissez certainement bien aujourd’hui. Alors, comment peut-on rénover durablement la ville marocaine confrontée à des problèmes de pollution, occupation anarchique de l’espace public, ordures ménagères, économie d’énergie et espace vert ?
• Je pense que tout problème de ce type est vraiment spécifique de l’approche du pays. Les solutions sont plutôt à trouver dans le pays. On ne peut pas transposer quelque chose d’un pays à un autre. D’un autre côté, il y a toujours un terrain à faire des échanges entre les pays. Sur certains sujets, le Maroc peut toujours inspirer des solutions qui ont été réussies dans d’autres régions. C’est possible ! Cependant, je pense qu’il y a d’abord une affaire d’approche globale avant d’arriver aux solutions techniques. Malheureusement, je ne suis pas encore imprégné de toutes les données du Maroc pour pouvoir apporter des solutions.
Le Salon Batimat 2009 - Un accélérateur d’affaires
M. Dominique BRUNIN, Directeur général de la Chambre Française de Commerce et de l’Industrie
• Construire Magazine : Le Salon Batimat 2009 est placé sous le thème de la rénovation durable des bâtiments et de l’efficacité énergétique. Quelle est la porté sémantique de ce thème ?
• M. Dominique BRUNIN : Le Salon Batimat s’inscrit dans une lignée de forte continuité dans laquelle on retrouve les éléments tels qu’Innovation, Nouveaux matériaux, Economie d’énergie,Réhabilitation et Développement durable des bâtiments. En parallèle à cette tradition du Salon, on retrouve également des éléments forts avec des innovations importantes, des réorganisations d’espace et puis des focus qui sont placés sur des thématiques différentes.
Je crois qu’aujourd’hui on est rentré dans une nouvelle approche où les impacts environnemental et énergétique de l’ensemble des constructions, qu’on est en train de réaliser et qu’on réalisera, sont mesurés de façon beaucoup plus précise et constituent véritablement un point déterminant dans la stratégie de développement de l’ensembles des secteurs de la construction et de l’immobilier.
• Batimat est une plate-forme internationale d’échange et d’opportunités d’affaires de la profession. Ces échanges sont à quel niveau aujourd’hui entre la France et le Maroc ?
• Les exportations françaises sur le Maroc représentent environ 5 milliards d’euro avec à peu près 1200 entreprises françaises implatées. On a de grands noms dans le domaine des matériaux de construction, telle que LAFARGE qui sera présente à Batimat avec de très grands acteurs français du secteur . L’objectif pour nous est non seulement de permettre le renforcement des échanges entre la France et le Maroc en termes d’exportation, mais de contribuer au développement de la présence économique française dans les secteurs de la construction, de l’immobilier, du bâtiment…Et tout en essayant de mobiliser le plus grand nombre d’entreprises qui iront visiter ce salon Batimat avec la Chambre Française, on permet d’accélérer l’internationalisation des acteurs économiques marocains puisque ce Salon est d’une portée internationale et d’une référence mondiale. Nous voulons que Batimat, par la présence de la Côte d’Ivoir, serve de relais à la pénétration aux Marocains sur l’ensemble du continent africain.
• En effet, quel rôle pourra jouer la Chambre Française de Commerce et d’Industrie pour le développement des exportations marocaines vers d’autres pays autres que la France ?
• La Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc organise, depuis très longtemps, pour ses adhérents des déplacements sur des marchés étrangers. Nous organisons des visites de salons professionnels, des programmes de rendez-vous et des contacts professionnels sur une vingtaine de salons à l’étranger par an sans compter une vingtaine de salons français. Il existe plusieurs raisons pour faire ces démarches parce que le Maroc a fait tout d’abord le choix de la mondialisation et de l’internationalisation de ses entreprises et de son économie. En tant qu’acteurs de terrains, il nous appartient, avec les fédérations professionnelles, les chambres de commerce présente de l’Union européenne au Maroc, les chambres de commerce étrangères et avec les chambres de commerce marocaines, d’accompagner ce choix de la mondialisation adoptée par le Maroc, en oeuvrant les portes des marchés étrangers aux entreprises marocaines. Outre la côte d’Ivoire, la Russie est l’invité d’honneur de ce salon Batimat 2009. On sait que la stratégie marocaine avec le ministère du Commerce extérieur et Maroc Export a identifié clairement le marché russe à très fort potentiel pour les exportations marocaines. Donc, il est de notre responsabilité d’accompagner ces démarches à notre niveau et à notre échelle en organisant ces missions de prospection et ces visites de Salons professionnels.
Un Salon professionnel, c’est un accélérateur d’affaires ! Une entreprise qui expose sur la durée d’un Salon réalise autant qu’une à deux années d’opérations de marketing. D’un autre côté, C’est une occasion pour une entreprise qui visite un Salon professionnel, de multiplier ses contacts pour ses propres activités à l’international et pour ses propres exportations.
• Le Maroc est classé premier, parmi les pays étrangers, en termes de nombres de visiteurs au Salon Batimat France 2007. Quelle lecture donnez vous à ce résultat ?
• En 2007, Batimat en France a accueilli plus de 5.000 visiteurs marocains. Je crois que c’est un chiffre particulièrement élevé qui place le Maroc en numéro 1 en termes de visitorat étranger sur Batimat. Il faut qu’ensemble et collectivement en Batimat 2009 que nous affichions un objectif de 5.500 visiteurs. Le nombre d’exposants va considérablement augmenter grâce aux partenariats et à l’activité de Maroc Export et du Centre Marocain de promotion des exportations (CMPE) qui fait que la superficie des exposants marocains ne sera que doublée. Bien qu’il existe une crise économique mondiale, la dynamique de Batimat 2009 montre qu’il faut rebondir et être agressif d’un point de vue commercial puisque toutes les conditions de réussite sont réunies.
Holcim Awards 2009 - De l’Or pour la réhabilitation de la Médina de Fès
La Fondation Holcim pour le développement durable a organisé le 16 juin dernier, un point de presse destiné à rendre public les projets gagnants du prix HolcimAwards, grand prix mondial doté de 2 millions de dollars de récompense. Cette année, le premier prix de ce prestigieux concours (300 000 dollars) est attribué au projet de réhabilitation de la Médina de Fès.
Le prix HolcimAwards consacre chaque année un prix, en faveur d’un projet qui se serait distingué dans la construction durable. Par ailleurs, pour espérer avoir la reconnaissance du jury, les différents projets doivent allier l’esthétique aux performances techniques et économiques, tout en s’intégrant parfaitement à leur environnement spacial et social. L’objectif du cimentier Holcim à travers ce concours, est de sauvegarder le bien être des citoyens du monde tout en préservant les ressources naturelles pour les générations futures.
Le prix HolcimAwards s’adresse pour ainsi, aux ingénieurs, experts en matériaux, planificateurs et sociologues du monde entier. Il est doté d’une enveloppe 2 millions de dollars, dont 300 000 dollars comptant pour le premier prix, attribué cette année au groupe de personnes ayant réalisé le projet de réhabilitation de la médina de Fès. « Les membres du jury ont voté pour ce projet, car il est réalisé conformément aux exigences d’un développement durable et permet de générer une certaine fraîcheur autour de la médina de Fès », s’est prononcé M. Dominique Drouet, Président du Directoire d’Holcim Maroc. Quant à son adjoint, M. Abdeljalil El Hassani, il a tenu à rassurer les uns et les autres en précisant que « le cachet historique de la médina de Fès, classé patrimoine mondial par l’UNESCO a été conservé ».
La Fondation Holcim pour le développement durable, qui aborde là, son deuxième cycle du genre, a recensé environ 5000 candidatures de projets venant de 121 pays différents dont le projet relatif à la réhabilitation de la médina de Fès qui s’est adjugé le premier prix de ce grand concours sur le développement durable.
Pourquoi ce projet a-t-il gagné
D’abord parce qu’il permet de réhabiliter la rivière de Fès, fortement polluée, en favorisant une revitalisation de l’ancien cœur de la ville via toute une série d’interventions dont : la rénovation des tanneries traditionnelles, la création d’espaces verts et publics, la mise en place d’allées piétonnes, ainsi que la restauration des zone humides pour une bien meilleure biodiversité.
Ensuite, selon les propres explications de M. Dominique Drouet, ce projet a forcé le respect des membres du jury car il a été réalisé par un groupe de personnes issues de pays différents et qui ont probablement redoublé d’efforts pour coordonner leur travail. Ce qui est également en accord avec la biodiversité, une des valeurs défendue à travers les HolcimAwards. On retrouve, outre Aziza Chaouni la marocaine, TakakoTajima la japonaise, deux personnes pivocentriques du groupe qui a remporté ce premier prix des HolcimAwards.
À noter que ce groupe de personnes qui décrochent ensemble le premier prix HolcimAwards édition 2009, sera présenté à la presse et au grand public, le 16 juillet prochain lors d’une journée de visite autour du site du projet à Fès.
Les autres projets vainqueurs du prix HolcimAwards 2009
- Global HolcimAward Innovation Prize 2009
Situé à San Francisco (USA), ll s’agit d’un projet prévoyant la mise en place d’aires d’attente aménagées où les travailleurs journaliers peuvent se retrouver et attendre un travail temporaire.
- Global HocimAwardSilver 2009
Ho Chi Minh City, Vietnam. Ce projet vise à éviter l’assèchement massif des terres sur une île située dans le delta du Mékong et recherche l’harmonie avec tous les éléments de l’écosystème environnant : champs de riz inondés, palétuviers, vents et changements saisonniers.
- Global HocimAward Bronze 2009
Beijing, China.Le projet réussit à combiner de manière efficace préservation du patrimoine, connaissances traditionnelles, matériaux locaux, technologie moderne et gestion de projet professionnelle. La stratégie de planification urbaine globale menée par Yue Zhang (Chine) et Feng Ni (Chine) améliore la logistique, les installations et services publics tout en réalisant des objectifs ambitieux en termes d’écologie et d’économie d’énergie pour les nouveaux bâtiments.
PHOTO : Chine_bas
Nouvelles conventions pour le renforcement du programme de logements à 140 000 DH
Deux conventions ont été signées au siège d’Al Omrane, le vendredi 24 juillet 2009, entre le Groupe Al Omrane et la Fédération de l’industrie des matériaux de construction ( FMC) et la l’Association professionnelle des cimentiers du Maroc ( APC).
Le Siège d’Al Omrane a abrité, le vendredi 24 juillet 2009, la cérémonie de signature de deux conventions entre le Groupe Al Omrane représenté par Najib LAARAICHI et deux groupements professionnels, qui sont la Fédération de l’Industrie des matériaux de construction et l’Association professionnelle des Cimentiers du Maroc, représentés respectivement par leurs Présidents, David TOLEDANO et Jean-Marie SCHMITH.
Cette cérémonie a été présidée par le Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’Espace, Taoufiq HJIRA, le Ministre du Commerce et de l’Industrie, Ahmed Réda CHAMI et par le Secrétaire d’Etat chargé du développement de territoire, Abdeslam Al MESBAHI.
L’objectif de cette rencontre, organisée pour la signature d’un partenariat entre le secteur public et celui du Privé, est d’accélérer le processus de production des logements à 140 000 DH et d’alimenter les chantiers avec des matériaux de construction de la meilleure qualité et à des prix préférentiels, en respectant les normes de sécurité. Il est à rappeler que ce logement, destiné à la catégorie sociale la plus démunie, constitue l’une des priorités de l’Etat pour lutter contre l’Habitat insalubre. Les chantiers sont ouverts, donc, jusqu’au juin 2009, dans 24 728 unités dont 11 257 sont à la charge du Groupe Al Omrane et 13 471 dans le cadre du partenariat entre le secteur public et celui du privé. La commercialisation et la livraison se feront, ainsi, durant le deuxième semestre de cette année. Ainsi, 8000 ménages vont bénéficier de ce programme de construction de logements à 140 000 DH, durant les mois de ce deuxième semestre de l’année 2009. Le ministre de l’Habitat a déclaré que la construction de ces logements destinés aux pauvres ne pouvait, en aucun cas, être au détriment de la qualité et qu’elle intégrait les nouvelles technologies.
Outre ce partenariat, il existe d’autres conventions, signées entre Al Omrane et les promoteurs immobiliers, pour la construction de 37 200 logements à 140 000 DH, durant le reste de cette année 2009.
Ainsi, le programme comporte une première livraison de 130 000 logements à 140 000 DH qui vont abriter 800 000 habitants. La réalisation de 56 000 logements, d’ici à fin de l’année, représente 43 % de l’engagement de l’Etat vis-à-vis de ce programme de l’habitat social.
Cérémonie de remise de prix Holcim Awards
Le projet de réhabilitation de la Médina de Fès s’est vu discerné le prix d’or de la compétition globale Holcim Awards doté de 300 000 dollars américain. Ce projet conçu par une équipe d’architectes dont Aziza Chaouni, (Maroc) et Takako Tajima (Japon) a été sélectionné sur un panel de 5000 plans et projets de 121 pays.
L 16 juillet dernier s’est tenue à la Wilaya de Fès, la cérémonie de remise du premier prix du concours global des Holcim Awards doté de 300 000 dollars. Le choix de la capitale spirituelle comme lieu de distinction, obéit à la logique du projet lui même, puis qu’il s’agissait de récompenser le groupe d’architectes composé d’Aziza Chaouni (marocaine) Takako Tajima (Japonaise) Nicko Elliott (Canada )… qui a esquisé sur le projet de réhabilitation de la médina de Fès. Pour ce projet, c’est surtout l’idée de réconcilier la capitale spirituelle avec les vertus de l’eau, qui a retenu l’attention des membres du jury composé de Joe Addo (Ghana), Enrique Norten (Mexico/USA) et Hans-Rudolf Schalcher (Suisse), qui ont félicité le projet gagnant pour avoir démontré une approche efficace à aborder un nombre de problèmes relatifs à la construction durable. Car, comme on l’aurait attendu de certains intervenants, la ville de Fès fut dans le passé, très attractive autour de l’Oued. L’Oued constituait à cette époque, un point d’ancrage pour les habitants de la ville « Ce projet a été retenu pour ses éminentes qualités en matière de développement durable. Un petit coup d’œil dans le passé nous donnera également un éclairage pertinent en la matière. Créée en 1808 par Moulay Idriss, la présence de nombreuses sources et de l’oued avaient été le choix principal du site de la ville de Fès… », s’est prononcé le temps d’une poésie M. Dominique Drouet Président du Directoire de Holcim Maroc.
Mais aujourd’hui, force est de constater que cette représentation de la ville à l’image de son oued a disparu au détriment d’actes de pollution qui ont plongé à jamais le cœur de la ville (médina) dans un piteux état : insalubrité grandissante dans les artères de la médina, ordures ménagères déversées dans l’oued et qui renforcent chaque jour son degré de pollution, absence d’espaces verts, en plus de reconnaître que la visite guidée au profit de la presse a permis de comprendre que l’Oued risquait un tassement définitif de son eau, si des mesures draconiennes n’étaient pas prises « nous pensons que la réhabilitation seule de l’oued ne suffirait pas à garantir le bien être que nous recherchons, il falloir compter avec l’engagement de tous les citoyens de la ville par le biais d’une campagne de communication à grande échelle », s’est précisée l’architecte marocaine Aziza Chaouni.
L’initiative de son groupe de travail ingénieux qui s’est engagé dans la recherche des moyens à mettre en œuvre pour restaurer la rivière de Fès par une série d’interventions dans la médina, eu raison des membres du jury. L’objectif de ce projet est la réhabilitation de la vielle ville, l’architecture, la création des espaces publics et la modernisation des zones traditionnelles de tannage, ainsi que la création de nouvelles zones piétonnes.
À noter que la réhabilitation de la rivière comprend un processus interactif qui consiste d’une part, à favoriser un retour à l’écologie originale, avec notamment la promotion de zones humides et la biodiversité ; D’autre part, à améliorer les activités économiques, sociales et civiques via une remise en état des industries artisanales.
Le groupe de travail de l’architecte marocaine Aziza Chaouni qui a été primé veut faire revivre la médina autour de son oued en créant à la fois des conditions de vie sociales et économiques garantes du développement durable. Place au projet.
Exergue : « L’objectif de Holcim Maroc à travers ce concours des Holcim Awards, n’est pas son image de marque. Mais de concrétiser l’engagement du groupe Holcim dans le domaine du développement durable et de la construction durable en particulier. Donc, au-delà de notre image, nous voulons montrer que nous mettons en harmonie nos actes avec nos parole » M. Abdejalil, Vice Président du Directoire Holcim Maroc membres de jury
Qui sont-ils ?
Markus Akermann Markus Akermann est président du conseil d'administration de la Holcim Foundation, et CEO de Holcim Ltd
Il a obtenu un diplôme en économie d'entreprise à l'Université de St-Gall en Suisse en 1973 et a étudié les sciences économiques et sociales à l'Université de Sheffield au Royaume-Uni.
Markus Akermann a débuté sa carrière professionnelle en 1975 avec l'ex-Swiss Banking Corporation.
Il s'est joint à Holcim en 1978, où il a occupé un certain nombre de postes en Amérique latine et dans le commerce international de ciment. Il a été membre du Comité exécutif Holcim depuis 1993 et PDG depuis 2002
Dominique Drouet Dominique Drouet est président du Directoire de Holcim Maroc.
Il est l’ex- président du directoire de Holcim Outre-Mer, basé à la Réunion, puis président du Directoire de Holcim Liban (1999-2004).
Dominique Drouet a étudié les sciences à l'Université Paul Sabatier de Toulouse, en France et le génie civil à l'École Spéciale des Travaux Publics, du Bâtiment et de l'industrie à Paris.
Il a commencé sa carrière comme ingénieur civil en France et en Allemagne, et a occupé des postes de direction dans un certain nombre de sociétés de construction en France, avant de rejoindre Holcim en 1994.
Saïd Mouline Saïd Mouline est Architecte général du gouvernement marocain. Il est chargé de la recherche dans le patrimoine architectural et la mise en œuvre de la sociologie et des éléments techniques de la construction durable au Maroc. Il est spécialisé dans les secteurs de l'énergie et de l’environnement.
Il est titulaire d'un diplôme d'architecte, maîtrise de sociologie, et d'un doctorat en linguistique de l'Institut de Technologie de Grenoble, en France, ainsi que d'un diplôme de politique énergétique à l'Université de Philadelphie.
Il a occupé le poste de directeur à l'Ecole nationale d'architecture, et a créé et dirigé la Direction de l'Architecture du Ministère de l'Urbanisme de l’Environnement de l'Habitat (1998-2006).
Saïd Mouline travaille depuis 2004 comme consultant auprès du ministère de l’Environnement de la fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, et auprès des bureaux régionaux du PNUD au Maroc et au Mali.
Il était consultant international auprés de l'UNESCO, et de l'Union Internationale des Architectes (UIA). Il a conçu des projets de restauration pour préserver le patrimoine urbain des vieux quartiers de Marrakech, Tanger, Tunis et dans d’autres coins du monde.
Il a reçu le Prix Aga Khan d'Architecture pour le développement d’Aït Iktel, qui illustre une nouvelle approche du développement, la conservation de l'environnement et l'amélioration des conditions de vie des populations rurales.
Enrique Norten Enrique Norten est directeur et fondateur de TEN Arquitectos (Taller de Enrique Norten Arquitectos, SC), avec des bureaux à New York et Mexico. Né à Mexico en 1954, il réside actuellement à New York City.
Il a étudié l'architecture à l'Universidad Iberoamericana (UIA), à Mexico et à l'Université Cornell, New York. Il a débuté sa carrière dans la ville de Mexico en 1981 en tant que partenaire de Albin Nörten y Arquitectos SC.
Il a obtenu le premier "Mies van der Rohe" pour l'architecture en 1998 pour l'Amérique latine. En 1999, il a reçu une bourse honorifique de l’institut américain de l’architecture (AIA).
Il a été membre fondateur du comité de rédaction de la revue Architecture et a été membre du jury du World Trade Center Memorial Site à New York City.
Il a également occupé la présidence O'Neal Ford en architecture à l'Université du Texas à Austin, Professeur d'architecture Lorch chaire à l'Université du Michigan, et critique de la visite Elliot Noyes Design à l'Université Harvard.
Enrique Norten a été professeur d'architecture de l'UIA de 1980 à 1990, et a servi à titre de professeur invité à l'Université de Cornell, Parsons School of Design, Pratt Institute, Sci-Arc, Rice University, l'Université de Columbia et Yale School of Architecture (Visiting Professor Eero Sarinien ).
Il occupe actuellement le « chair » de l'Université de Pennsylvanie à Philadelphie, et a remporté le concours pour développer une conception d’un prix de 250 millions de dollars musée Guggenheim à Guadalajara, au Mexique.
Enrique Norten a été membre du jury des Holcim Awards pour la région Amérique latine en 2005, et membre du jury des Global Holcim Awards en 2006 et 2009.
Joe Addo Joe Addo est le principal fondateur de Constructs LLC, une entreprise qui met en synergie l'architecture, l'urbanisme, l'aménagement du paysage, et la technologie de la construction en une seule unité visant à instaurer l'architecture moderne et les techniques de construction en Afrique. Construits LLC dispose de bureaux à Accra (Ghana), à Washington DC et à Los Angeles.
Joe Addo a étudié l'architecture à l'Architectural Association (AA) de Londres (1980-1986).
Il a travaillé pour le compte des cabinets d'architectes en Finlande, le Royaume-Uni et les États-Unis.
Les premières influences étaient avec PiSerre et Alison Smith par l'intermédiaire de leur protégé Peter Salter à l'AA. Le travail et l'intérêt de la pratique a été influencé par diverses recherches de «genre-loci» et la manière dont l'architecture peut/ doit répondre à cela en créant des sites qui soient à la fois spécifiques et répondent aux besoins des personnes qui y habitent ou qui entrent en contact avec.
Cela a donné lieu à plusieurs interventions publiques dans le sud de Los Angeles, où plusieurs projets sont en cours de construction et lesquels établiront une relation entre ce qui est important pour les communautés et la façon dont le site, le climat, les matériaux, la météorisation joints aux objectifs de conception, doivent former ces interventions.
Joe Addo était le chef de jury des Holcim Awards pour la région Afrique Moyen-Orient en 2008.
Hans-Rudolf Schalcher Hans-Rudolf Schalcher est le président de la planification et la gestion dans la construction (Institut for Construction Engineering and Management) à l'Institut fédéral suisse de technologie (ETH Zurich), Suisse. Il est membre du conseil d'administration et président du centre de Compétence technique (TCC) de la Holcim Foundation.
Il dirige actuellement un projet de recherche interdisciplinaire sur le développement durable dans le milieu urbain.
Hans-Rudolf Schalcher a travaillé comme ingénieur civil à partir de 1969 après des études à l'ETH. Il a obtenu son doctorat en 1977 avec une thèse sur la communication dans le bâtiment. En 1990, il a été nommé professeur de gestion et de planification dans la construction par l'ETH.
En 1993, il devient président du Centre de planification intégrée dans la construction (ZIPBau) à l'EPF, et a été chef du Département de génie civil, environnement et génie géomatique de 1999 à 2005.
Hans-Rudolf Schalcher travaille comme représentant du Centre de compétence technique dans tous les jurys des Holcim Awards.