Depuis 1940  
Numéro en kiosque : 63 - Mars 2010
 
  News : L’année 2009 était une année difficile pour le secteur de l’Habitat ...    De IFAT à IFAT ENTSORGA : Un Nouveau nom avec plus de force...    Promotion immobilière, Des mesures tonifiantes pour le logement social
Accès direct :
 
 
 
 
 
Groupe Al Omrane Le régulateur du marché immobilier
 

Depuis que le gouvernement a mis en œuvre un programme d’action consacré à l’habitat social en 2002, les traits d’une nouvelle configuration d’un instrument étatique pour la réalisation des visions stratégiques commencent à apparaître. En 2004 est né alors le groupe al Omrane qui va réunir tous les différents établissements et Sociétés chargés autrefois d’équipements et de construction pour le compte de l’Etat.

Identité et historique
Le groupe Al Omrane a été créé en 2004 suite à une fusion, dans une première étape, de l’Agence Nationale de lutte contre l’habitat insalubre (ANHI),  de la Société d’aménagement, de construction et de promotion immobilière ( ATTACHAROUK) et de la Société nationale d’équipement et de construction ( SNEC). Par la suite, le Groupe Al Omrane allait intégrer, dans une seconde phase, les Etablissements régionaux d’équipement et de construction (les ERAC).

Ainsi, ce Groupe aurait l’opportunité de rassembler les compétences éparpillées dans le domaine de la construction et de l’équipement, durant deux décennies. En effet, la politique gouvernementale en matière de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire avait besoin, d’un opérateur puissant en tant qu’instrument de la régulation du marché immobilier au Maroc.

Cette politique repose sur trois piliers solides que tous les intervenants du secteur doivent prendre en considération : le temps, la proximité et le résultat. Le Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’Espace a mis en œuvre l’ancrage de ces trois constituants depuis 2002. Ainsi, le Groupe Al Omrane a adopté, comme principe et stratégie d’organisation et de fonctionnement, le concept de création des valeurs et des compétences à travers le tissage de nouvelles formes de partenariat entre les deux secteurs, le public et le privé. Al Omrane est considéré aujourd’hui, en tant qu’une grande entreprise publique de responsabilité tout d’abord sociale et en deuxième lieu économique puisqu’il est le vecteur du développement urbain.

« …Ce que Nous visons, en définitive, ce n’est pas uniquement d’avoir des villes sans bidonvilles, ni d’y substituer des blocs de béton sans âmes, réfractaires à toutes sociabilité. Nous entendons, plutôt, ériger nos cités en espaces propices à la vie en bonne intelligence, dans la convivialité et la dignité, et en faire des pôles d’investissement et de production, et des agglomérations attachées à leur spécificité et à l’originalité de leur cachet » : Extrait du Discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, lors de la rencontre Nationale des Collectivités Locales à Agadir le mardi 12 décembre 2006. Ainsi, Al Omrane assume une responsabilité historique, en tant que bras armé des pouvoirs publics en matière d’habitat social et de promotion immobilière. Il est à rappeler qu’un processus de restructuration et  de réorganisation des différentes entités liées au secteur de l’Habitat a été enclenché au départ pour avoir une nouvelle configuration. « Le grand chantier de réforme qui a porté sur les organismes publics de l’habitat, notamment les ex-ERAC et les sociétés qui opéraient sous la tutelle du ministère de l’Habitat a abouti, en juillet 2007, à la création du Groupe Al Omrane. Ces réformes ont permis de mettre à niveau l’ensemble des organismes publics de l’habitat, de régler tous les problèmes d’endettement dans lesquels ces organismes étaient enlisés et de renforcer la capacité d’intervention afin d’accompagner les objectifs du programme gouvernemental en matière d’habitat », a expliqué Najib LAARAICHI, président du directoire du Groupe d’aménagement Al Omrane.

Le Groupe Al Omrane adopte aujourd’hui une nouvelle culture manifestée par l’accompagnement de la dynamique territoriale en encourageant l’investissement par le biais du processus de la régionalisation. Les douze Sociétés filiales d’Al Omrane implantées dans les grandes régions du Royaume, jouissent d’un pouvoir décisionnel leur permettant de répondre aux attentes des citoyens autant au niveau régional que local.

Pour matérialiser sur le terrain la vision stratégique du gouvernement, le Groupe Al Omrane serait appelé donc à mettre en œuvre les actions d’habitat social et de lutte contre l’habitat insalubre en tant que priorités absolues tracées par les pouvoirs publics. D’autant plus qu’il existe une feuille de route contenant un ensemble de programmes qu’Al Omrane doit mettre en œuvre, notamment un programme de « villes sans bidonvilles », un programme spécial d’habitat dans les provinces du sud, un autre de restructuration des quartiers d’habitat sous équipés et celui de traitement de l’habitat menaçant de ruine…Une programmation de financement a été faite à leur encontre dans le cadre du Fonds solidarité habitat (FSH). Cependant, il y a lieu de signaler que cet opérateur public intervient, également, dans d’autres actions qui se rapportent à l’ouverture de nouveaux espaces de vie, à travers les villes nouvelles de Tamesna, Tamansourt, Chrafate, Lakhyayta et de Tagadarit, et à l’urbanisation de nouvelles zones (Z.U.N), à la construction des logements à 140 000 dh, et à la mise à niveau urbaine.

Les actions mises en œuvre par Al Omrane se situent au cœur de la grande politique gouvernementale en matière d’urbanisation et du développement du territoire. 98 % des communes urbaines et 62 % des communes rurales sont totalement couvertes par un document d’urbanisme. Ces démarches techniques et administratives permettent à Al Omrane d’agir dans un cadre juridique légal en matière d’occupation du sol au Maroc.

Exergue 1 : « le Groupe Al Omrane serait appelé donc à mettre en œuvre les actions d’habitat social et de lutte contre l’habitat insalubre en tant que priorités absolues tracées par les pouvoirs publics »


Entre vision et concrétisation : Moyens humains, financiers et fonciers
Le processus de fusion des différents Etablissements publics et Sociétés oeuvrant dans le domaine de l’habitat avait permis Al Omrane d’avoir à sa disposition une armada  de professionnels expérimentés. Néanmoins, la nouvelle stratégie du groupe adopté dans la réalisation des projets avec de nouveaux concepts exige une culture renforcée de la performance et du management par objectif aussi bien au niveau du système de pilotage qu’au niveau des filiales. 1066 salariés sont appelés à assumer leurs missions selon des critères bien définis. Ainsi, la gestion des ressources humaines est intimement liée à la coordination et au pilotage des activités personnalisées de façon contractuelle.

Étant donné que le Groupe Al Omrane entérine sa qualité d’entreprise publique, son mode d’organisation exige une cohérence dans les interventions régionales selon un cadre référentiel unique aux règles de fonctionnement et de gestion. Pour dire effectivement que « l’adoption d’un système de pilotage basé sur les contrats programmes signés entre les filiales et le holding est un facteur déterminant pour l’élargissement du champ d’intervention et l’autonomie de décision des filiales ». Les différents programmes décidés par les pouvoirs publics que le groupe Al Omrane est appelé à réaliser avec une optimisation des coûts et des délais prescrits de réalisation poussent les cadres aussi bien des filiales que du holding de se réunir en « comités de réingéniéring pour faciliter la révision et l’amélioration des structures et processus de production ».

L’organisation et le fonctionnement du Groupe sont dominés par les principes de l’excellence, l’exigence des engagements, la recherche de la qualité et le souci de la bonne gouvernance. Cette structure complexe d’Al Omrane, située entre la forme d’entreprise publique et d’entreprise privée, ne constitue en aucun cas un handicap pour le respect de la règle générale du holding et ses filiales. Cette règle appelle à l’amélioration de la productivité afin de créer de la valeur, à la rationalisation du choix des investissements, à la maîtrise des coûts et au respect de l’environnement. Toutes ces démarches sont conditionnées par l’obtention des résultats autant sociaux que financiers. « Nous avons également engagé, et ce depuis 2007, d’autres réformes en interne qui portent sur la construction d’un système d’information du groupe, l’harmonisation de toutes les règles juridiques et administratives et sur le renforcement de toutes les procédures, notamment celles qui sont commerciales. Nous sommes en train également de mettre en place une organisation des ressources humaines performantes dans les Sociétés filiales appelées, aujourd’hui, à être plus attentives à l ‘évolution de notre marché immobilier », a précisé Najib LAARAICHI.

Ainsi, une charte de politique générale a été élaborée juste après la constitution définitive du Groupe Al Omrane, en tant que document de référence pour harmoniser les visions stratégiques, opérationnelles et organisationnelles des membres du groupe.

Le statut du Groupe Al Omrane en tant qu’opérateur public lui permet d’avoir les moyens financiers nécessaires pour accomplir sa mission. Celle-ci se caractérise par la mise en œuvre de la politique de service public dans le domaine de l’aménagement et de l’habitat et par la dynamisation et la régulation du secteur de l’habitat.

Ainsi, l’investissement de ce groupe, lancé en 2007 avec un montant de 6,61 milliards DH (avec un chiffre d’affaires réalisé de 4,73 milliards DH) va passer à 7,22 milliards DH en 2008 (avec un chiffre d’affaires réalisé de 4,91 milliards DH) pour atteindre 8,5 milliards DH en 2009. D’autant plus que la politique de financement du holding est définie par le maintien d’une structure financière qui permet d’avoir une assise confortable pour le financement de la croissance des filiales. Les ressources de financement employées par le Groupe ont pour objectif d’assurer le développement continu de ses activités. Ces ressources sont constituées des opérations d’autofinancement de certains projets résultant des avances collectées auprès des clients au fur et à mesure de l’avancement des travaux. Cependant, elles peuvent également être soit sous forme de ressources à long terme provenant tant des prêts concessionnels des institutions internationales que de la capitalisation des résultats dégagés des activités promotionnelles, ou sous forme de contribution de l’Etat pour financer exclusivement les activités à caractère social.

Il est à rappeler que le Groupe Al Omrane est engagé à promouvoir certaines actions liée à l’aménagement foncier qui est une spécialité exclusive du holding, à la création des villes nouvelles et des zones urbaines, à l’éradication de l’habitat insalubre accompagnée d’une politique de résorption des bidonvilles et des poches d’insalubrité urbaine à travers le programme national «  Villes sans bidonvilles » et à la mise à niveau urbaine. D’un autre côté, Al Omrane lance des produits phares pour une clientèle ciblée. Parmi ces produits, on peut noter Dar Lakbira qui est un ensemble de lots de terrain, équipés ou en cours d’équipement, regroupés en îlots homogènes et destinés à des personnes physiques ou morales, groupement de personnes physiques, petite promotion immobilière ou à des coopératives d’habitat. Par ailleurs, le Groupe Al Omrane offre à la classe moyenne la possibilité d’acquérir des villas éco, conçues dans le cadre homogène d’habitations individuelles de capacité moyenne avec un cachet architectural spécifique.

Exergue 1 : « L’organisation et le fonctionnement du Groupe sont dominés par les principes de l’excellence, l’exigence des engagements, la recherche de la qualité et le souci de la bonne gouvernance»
Exergue 2 : « Nous sommes en train également de mettre en place une organisation des ressources humaines performantes dans les Sociétés filiales appelées, aujourd’hui, à être plus attentives à l ‘évolution de notre marché immobilier »

Grands projets d’Al Omrane
Le Groupe Al Omrane, holding et filiales, doit être, à travers les différentes actions menées, socialement responsable et citoyen, et économiquement impulseur et régulateur. Ainsi, il est considéré en tant qu’initiateur de projets novateurs tels les logements à 140 000 DH destinés aux couches sociales à faibles revenus et également un outil d’intervention public par excellence en matière d’aménagement foncier, de résorption de l’habitat insalubre, de requalification urbaine, de promotion du logement social, et ce en partenariat avec les promoteurs du secteur privé.

Logement à 140 000 DH
Pour passer du secteur informel à celui qui est formel, un produit de logement à 140 000 DH est proposé aux ménages à revenus limités. Il est le fruit d’une nouvelle génération de partenariat entre le secteur public et les petites et moyennes entreprises. Parmi ces dernières autrefois hésitantes, il existe 68 entreprises partantes pour ce genre de projets. Le produit du logement à 140 000 DH est offert aux clients sous forme d’appartement de 3 pièces, d’une superficie totale qui varie entre 50 et 60 m2, prêt à être habité. Ces appartements sont destinés aux ménages ayant un revenu mensuel ne dépassant guère 3000 DH. L’acheteur a la possibilité de faire appel au FOGARIM pour bénéficier d’un prêt logement, à des conditions avantageuses.

Il est à noter qu’en 2008, le Groupe Al Omrane avait lancé 22 620 unités en chantier dont 12 246 en partenariat avec les promoteurs privés. En 2009, ce groupe a démarré les travaux de construction de 33 300 unités dont 22 300 en partenariat avec le secteur privé.

Programme de « villes sans bidonvilles »
Il s’agit d’un programme national qui a pour objectif principal l’éradication totale des bidonvilles dans les villes marocaines. Il est actuellement géré à hauteur de 90 % par le holding Al Omrane accompagné de ses 12 filiales. Trois cents milles ménages marocaines doivent quitter définitivement et sans retour les baraques implantées dans 83 villes pour intégrer un espace urbain viabilisé. Pour arriver à cette fin, un budget de 25 milliards DH a été accordé pour la réalisation des travaux de recasement.

Avant le lancement du programme VSB, on arrive à peine à traiter 5000 baraques. Cependant, on a touché le nombre de 25 000 baraques éradiquées entre 2007 et 2008 grâce à ce programme VSB. Le résultat est encourageant en 2008, puisqu’on a déclaré 30 villes sans bidonvilles parmi les 64 faisant l’objet des contrat-villes ou des conventions de financement. À la fin de l’année dernière, l’Etat s’est réjoui du résultat de l’opération de recasement touchant 107 856 parmi les 163 145 unités ayant connues le lancement des travaux. Un défi a été relevé, en cette année, par la démolition de 118 685 baraques.

Le groupe Al Omrane va continuer à appliquer strictement la stratégie de l’Etat, en 2009, par le lancement des travaux d’aménagement de 15 584 lots de  terrain pour le recasement des bidovillois, de restructuration de 7 775 unités et de construction de 947 appartements pour le relogement. Et au cours de ce premier semestre, on est arrivé à achever les travaux dans 22 159 unités.

Les provinces du Sud ont également vécu cette ferveur d’opérations d’éradication des bidonvilles durant l’année 2008 et le premier semestre de 2009. Il est à rappeler que la consistance de ce programme est de 64 800 unités dont 20 686 unités pour le recasement des ménages des campements Al Wahda avec un investissement de 4,5 milliards DH. Ainsi, en 2008, on a lancé les travaux dans 43 149 unités dont 19 186 pour le recasement des ménages. En 2009, on a ouvert les chantiers dans 18 160 unités dont 4 564 pour l’opération de relogement et 8 405 pour celle qui concerne la restructuration.

Programme de mise à niveau urbaine
La restructuration des quartiers d’habitat non réglementaires, la réhabilitation des tissus anciens, la requalification des espaces publics, le traitement des constructions menaçant ruine et la réhabilitation et valorisations des bâtiments historiques, tels sont les axes d’intervention du Groupe Al Omrane afin de lutter contre la pauvreté urbaine et corriger les imperfections du développement historique.
Ainsi, Al Omrane a ouvert des chantiers, en 2008, dans 75 900 unités dont 63 630 ont connu l’achèvement des travaux. En 2009, les travaux de restructuration, de réhabilitation ou de traitement des constructions menaçant ruine, ont été achevés dans 50 901 unités parmi les 68 314 ayant connu l’ouverture du chantier durant ce premier semestre.

L’habitat Rural
Un programme de villages communautaires est en cours d’étude conjointement entre les services du MHUAE, les agences urbaines et Al Omrane. Ce programme porte sur 8 opérations dans 8 localités rurales. D’autant plus qu’il existe un calendrier des travaux dont l’intervalle du temps est situé entre 2008 et 2012. En 2008, les chantiers sont ouverts dans 17 054 unités avec un achèvement des travaux dans 13 747. Al Omrane a pu réaliser 5537 opérations de restructuration, aménager 7 630 lots de terrain et construire 580 logements.

Pour 2009, les travaux de restructuration de 28 236 unités, d’aménagement de 6 071 lots de terrain et de construction de 393 appartements, ont été achevés durant ce premier semestre. En effet, la zone rurale constitue également une destination du Groupe Al Omrane. Les interventions de ce dernier visent le renforcement des actions d’accompagnement et d’encadrement du monde rural.

Exergue : Un nouveau concept a été adopté par Al Omrane pour permettre à la classe moyenne d’accéder à un mode d’habitat plus adapté à ses besoins

L’habitat de la classe moyenne
Un nouveau concept a été adopté par Al Omrane pour permettre à la classe moyenne d’accéder à un mode d’habitat plus adapté à ses besoins. Ainsi, le Groupe a ouvert des chantiers dans 39 327 unités concernant le logement social, des lots et des villas économiques, dont 37 634 ont connu l’achèvement des travaux. D’autant plus qu’un programme a été établi pour 2009 et qui a concerné l’ouverture des chantiers dans 56 406 unités dont 47 095 sont prêtes soit à la construction s’il s’agit des lots de terrain, soit à l’habitation.

Programme des villes nouvelles
Il existe de multiples raisons qui ont poussé les pouvoirs publics à créer des villes nouvelles dans les environs des métropoles. Ces dernières connaissent actuellement une forte pression démographique, un déficit en logements et une rareté du foncier. Par ailleurs, ce programme de villes nouvelles créent des opportunités d’investissement dans le secteur de l’immobilier.

Ainsi, deux villes nouvelles ont été lancées avant 2008. Il s’agit de Tamansourt aux environs de Marrakech de 1930 Ha avec une capacité d’habitation de 85 000 logements abritant 300 000 habitants et de Tamesna qui se crée sur une superficie de 840 Ha avec 50 000 logements à construire pour abriter 270 000 habitants. Les investissements qui ont été accordés à ces deux grands projets sont respectivement de 4 milliards DH et de 1,8 milliards DH. En 2008, le Holding Al Omrane et ses filiales en partenariat avec les promoteurs immobiliers privés ont entamé les travaux d’aménagement du nouveau pôle de développement urbain Al Arouit aux environs de Nador. Sur une superficie de 400 Ha, il y aura la construction de 21 000 logements pour 90 000 habitants. Un montant de 14,5 milliards DH a été accordé pour la réalisation de ce pôle dont 1,5 milliard DH destiné aux équipements. D’autant plus qu’une autre ville nouvelle est programmée pour l’année 2009, qui est Chrafate aux environs de Tanger.

Sur une superficie de 1 200 Ha, on va construire 40 000 unités de logements. Pour la mise en œuvre de la ville nouvelle Charafate, un investissement de 24 milliards lui a été accordé, dont 2,09 pour les équipements.

Cependant, il y a lieu de noter que d’autres villes nouvelles sont en projets, notamment Lakhyayta avec 1300 Ha et 60 000 logements à construire pour abriter 260 000 habitants et celle qui porte le nom de Tagadirt dotée d’une superficie de 1000 Ha avec 40 000 logements à construire et 200 000 habitants à y installer.

Parmi les bienfaits de ces projets de création des villes nouvelles, la maîtrise de l’urbanisation et l’anticipation du développement urbain, d’un côté, et la régulation du foncier avec la résorption du déficit en matière de logements, d’équipement et de zones d’activité, d’un autre côté.

Le Groupe Al Omrane jalonne, donc un sillage historique en matière d’habitat et de développement urbain. La création d’un seul groupe qui a réuni toutes les compétences professionnelles relevant autrefois du ministère de tutelle, constitue un choix stratégique irréversible adopté par le gouvernement pour dynamiser la promotion immobilière et impulser l’investissement à travers des interventions régionales. D’autant plus que le Groupe Al Omrane est considéré en tant qu’instrument privilégié d’intervention du Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’Espace, surtout pour la résorption de l’habitat insalubre, de requalification urbaine, de promotion du logement social et de la régulation du marché immobilier.

 
Société Nouvelle Construire - 744, Rue Boukraâ (Angle rue Ouled Said) Résidence Hanane Jassim I Bourgogne - Casablanca
Copyright © 2010 Nouvelle Construire
Réalisation : Ines Media