«…nous avons le programme national d’assainissement qui a permis d’investir à ce jour plus de 4 milliards de DH»
• Construire Magazine : Le Maroc a toujours combiné dans sa politique de l’eau la construction des barrages à une bonne gestion de cette ressource. À ce jour, quelles sont les nouveautés à ce sujet ?
• M. Ali Fassi Fihri : Vous savez le secteur de l’eau, est un secteur où les technologies sont matures et en même temps où il y a beaucoup de développement. Surtout en ce qui concerne les nouveaux moyens d’épuration, de filtration, d’ultra-filtration et de traitement des eaux usées et de dessalement. Par contre, l’entreprise marocaine a développé une très grande expertise depuis de longues années parce que des grands programmes ont été lancés depuis les années 70.
Vous avez fait allusion aux barrages, mais il y a aussi les grands programmes d’irrigation avec des canaux très importants à réaliser. Nous avons aussi eu des programmes en matière d’eau potable, tant dans la production dans les villes que sa généralisation dans le monde rural. C’est pour dire que l’entreprise marocaine a su développer une expertise dans le domaine de l’eau, mais certainement pas dans le domaine de l’assainissement. Parce que, comme vous savez, la gestion par l’offre avait atteint ses limites et aujourd’hui, la stratégie nationale se base également sur une gestion par la demande. C’est-à-dire, recherché une meilleure efficacité tant dans la production que dans la distribution, et trouvé les meilleures solutions possibles pour optimiser l’usage de l’eau.
Nous avons aujourd’hui cinq usines de dessalement dont la centrale de dessalement d’Agadir, qui pourrait s’avérer l’une des plus importantes d’Afrique. Les évolutions technologiques sont très importantes dans ce domaine, car comme vous le savez, c’est le coût de l’énergie qui impact au prix de sortie du m3. Et plus on fait d’effort technique dans la consommation d’énergie, et plus le prix du m3 est bas. Deuxièmement, nous avons le programme national d’assainissement qui a permis d’investir à ce jour plus de 4 milliards de DH, pour les réseaux de collecte des eaux usées dans les petites et grandes villes. Mais également l’épuration des eaux dans les grandes et petites villes. |