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Numéro en kiosque : 63 - Mars 2010
 
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Electricité : La Fenelec se branche sur le Sénégal

 

La FENELEC vient de mettre à profit les bonnes relations économiques et commerciales existantes entre le Maroc et le Sénégal, pour explorer les opportunités dans le domaine de l’Energie de ce pays frère. L’Electrification Rurale est en ligne de mire de la Fédération. Un Forum s’est organisé à cet effet à Dakar du 12 au 15 Mai dernier.

Le thème «l’électrification, vecteur de développement», intéresse particulièrement le gouvernement du Sénégal qui veut atteindre, en 2012, un taux de 50 % d’électrification rurale. Notons au passage qu’en ce qui concerne le taux d’électrification rurale, le Sénégal n’en est qu’à 15%.

Après avoir organisé « Maroc Elec I » au Cameroun, la Fenelec (Fédération nationale de l’électricité) a récidivé au Sénégal où elle a exposé le savoir faire marocain et sa technologie dans le secteur de l’électrification rurale. Opérateurs privés, pouvoirs publics, médias, tous sont au rendez-vous. Côté marocain, plus de 40 entreprises membres de la Fenelec organisatrice du forum, ont fait le déplacement. Pour elles, la nouvelle dynamique que devrait connaître le secteur électrique au Sénégal est une aubaine. Et pour cause, le programme d’électrification rurale globale (Perg) qui a fortement impliqué les opérateurs marocains tire à sa fin. Du coup, la recherche de nouveaux marchés s’impose. «La Fenelec a bien compris les enjeux de ce sous-secteur et offre ainsi un cadre d’échange Sud-Sud qui constitue un levier de partenariat. Nous l’en remercions vivement de cette initiative. Cet évènement vient à son heure et se déroule dans contexte marqué par d’importants défis énergétiques en général, particulièrement pour le sous-secteur de l’électricité en Afrique et dans notre sous-région.  En effet, dans notre sous-région, le sous-secteur électrique traverse des difficultés de taille accentuées par un retard d’investissements entraînant un déficit chronique de production d’énergie électrique, des coûts élevés de production, à la suite du renchérissement du cours du baril du pétrole et un contexte macro économique mondial très complexe, consécutif à une crise financière sans précédent», souligne Samuel Amète Sarr, ministre sénégalais de l’énergie dans son allocution d’ouverture du forum.

En clair, il y a des opportunités à saisir par les opérateurs marocains. «Le continent africain est un réservoir important. «Le chantier de l’électrification rurale en Afrique représente de 10 à 15 fois le Perg», est-il indiqué. D’où l’offensive commerciale menée par la profession sur les marchés africains.

Après une première étape au Cameroun qui a accueilli un premier forum, le cap est mis sur le Sénégal. D’ailleurs, pour préparer le terrain, huit pays africains, dont la Mauritanie, le Mali, le Togo… sont invités au forum de Dakar.

A l’instar des pays africains, le Sénégal a subi de plein fouet la crise énergétique qui a poussé le gouvernement à élaborer des stratégies appropriées de sortie de crise. D’où la nouvelle politique engagée par le pays où les opérateurs privés sont appelés à jouer un rôle majeur. En effet, à en croire le ministre sénégalais, les nouvelles stratégies sénégalaises de sortie de crise, sont basées sur l’identification des contraintes majeures du secteur, la mise en place des mesures d’urgence avec un investissement de 175 milliards de dirhams de FCFA (1 DH vaut 65 FCFA), qui ont permis d’assurer la continuité de l’approvisionnement du pays, la mise en œuvre, actuellement, d’un programme structurel d’un coût de 520 milliards de FCFA structurel pour étendre la couverture électrique sur son territoire  sans compter le lancement d’un ambitieux programme d’électrification rurale. «Le Sénégal s’est fixé comme objectif de porter la part des énergies renouvelables et des biocarburants dans le bilan énergétique à 15 %, à l’horizon 2020 de même qu’il vise à atteindre un taux d’électrification rurale de 50 % en 2012», précise le ministre.

Pour cela, le gouvernement sénégalais a adopté un nouveau concept basé sur un changement qualitatif du modèle d’électrification. Le modèle classique qui a prévalu, consiste à faire des extensions de lignes de moyenne tension, ou à installer des groupes électrogènes, pour assurer l’approvisionnement en électricité des villages isolés. Aujourd’hui, pour les Sénégalais, ce modèle a atteint ses limites, du fait des coûts élevés des services fournis, ce qui constitue une contrainte majeure pour l’accès des populations rurales à ces mêmes services.

La réforme de secteur de l’électricité au Sénégal, avec la création de l’Agence sénégalaise d’électrification (ASER) et de la Commission de régulation du secteur de l’électricité, a permis une nouvelle approche en matière d’amélioration du taux d’accès aux services d’électricité. «La nouvelle approche accorde au secteur privé le rôle d’investisseur majeur et la stratégie mise en œuvre par l’ASER est basée sur la neutralité technologique dans les schémas d’électrification rurale. Cette stratégie divise le territoire national en concessions qu’exploiteront les acteurs privés», indique Samuel Amète Sarr. En effet, le territoire sénégalais est ainsi réparti en douze concessions dont la première vient d’être accordée à l’ONE pour une durée de 25 ans. Il s’agit de la concession d’électrification rurale de Saint-Louis-Dagana-Podor remportée à l’issue d’un appel d’offres international. Il s’agit d’électrifier 510 villages, soit 41.000 ménages. C’est une filiale de l’ONE, Comasel, qui vient de lancer ses activités en mars dernier, qui pilotera cette concession. Celle-ci porte sur l’électrification, durant les trois premières années, de 20.000 foyers dans 300 villages. Les trois-quarts seront desservis par réseau. Le reste sera équipé de kits voltaïques individuels. L’investissement sera de 20,7 millions de dollars (près de 165,6 millions de DH) dont 7 millions de dollars sous forme de subvention de la banque mondiale. Le reste est supporté par l’ONE.

La Fenelec en chiffres
Les 200 entreprises adhérentes à la Fenelec sont regroupées au sein de trois associations.
La première, Afem, regroupe les fabricants de matériel électrique. L’Aiem est composée, quant à elle, des installateurs. La troisième, Adem, est constituée des distributeurs.

La Fenelec regroupe aussi les opérateurs du secteur électronique. La production réalisée par le secteur atteint en valeur plus de 30 milliards de DH dont le tiers à l’export. Il emploie plus de 50.000 personnes.


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Afrique Subasaharienne Opportunités pour les opérateurs marocains

 

En Afrique subsaharienne, on ne croyait plus guère à l’électrification des zones rurales puisque la réalisation de ces projets semblait constamment aux calendes grecques. Mais aujourd’hui, la volonté des gouvernements soutenus par les bailleurs de fonds de réaliser ce vœu, est bien réelle. Les indices ne trompent pas avec la multiplication des agences d’électrification rurale et mais l’implication des bailleurs de fonds qui se bousculent au portillon. Résultat de la course : les opportunités pour les opérateurs du secteur de l’électrification dans cette partie du continent ne manquent pas.

Des pays comme le Niger, Sénégal, Tchad, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Madagascar, Mali, Gabon, Congo, la RDC, Côte d’Ivoire, Guinée, Mauritanie, RCA… ont tous mis en place des agences d’électrification rurale. D’ailleurs, ces pays ont constitué le Club des Agences et Structures nationales en charge de l’électrification rurale (CLUB-ER), qui regroupe désormais une vingtaine d’institutions issues de 15 pays africains (voir encadré). Il faut dire que ce n’est pas de l’argent qui manque pour financer le programme d’électrification rurale. Les bailleurs de fonds n’ont pas lésiné sur les moyens pour que les ménages ruraux accèdent à l’électricité.

En effet, l’électrification rurale nécessite l’élaboration d’un cadre de référence pour accentuer la lisibilité des actions à entreprendre et nourrir la réflexion sur l’extension des services de base en milieu rural..  La réalité est crue : les communautés rurales n’ont pas accès à l’électricité et restent le plus souvent en marge du processus de développement économique.
L’accès aux énergies modernes demeure une équation complexe que semblent figer les multiples contraintes auxquelles les populations et les unités économiques sont confrontées : faiblesse des revenus, dispersion de l’habitat, hausse des prix sur les marchés internationaux, faibles disponibilités en devises, etc. Le bois de feu demeure la source d’énergie domestique par excellence.

Le secteur de l’électricité confirme cette règle générale. Avec 35,5 % de la population électrifiée en 2002, l’Afrique présente les taux d’électrification les plus faibles du monde en développement : 42,8 % en Asie du Sud, 89,2 % en Amérique Latine, 88,1 % en Asie de l’Est et 91,8 % au Moyen Orient (Source : Banque Africaine de Développement et le Centre de Développement de l’OCDE, Perspectives économiques en Afrique, 2005-2006). Il existe des disparités importantes entre l’Afrique du Nord électrifiée à 93,6 % et l’Afrique subsaharienne dont seulement 23,6 % des ménages ont accès à l’électricité. Or, à l’intérieur des États de l’Afrique subsaharienne, les disparités sont particulièrement affirmées entre le monde des villes et celui des villages, à ce point que les taux d’électrification rurale sont généralement inférieurs à 5 %.

Ce constat est effectué dans un contexte historiquement marqué par :
• Un opérateur national unique dans chaque pays, traditionnellement constitué par une société à capitaux publics concessionnaire de l’ensemble du service national de l’électricité ;
• Un faible intérêt commercial pour l’opérateur national dans un contexte de péréquation tarifaire qui ne reflète pas les coûts réels de l’électricité en milieu rural ;
• Une source de financement unique des projets d’électrification rurale : l’État dont les ressources financières sont limitées ;
• Des choix techniques pratiquement réduits aux solutions conventionnelles, en particulier l’extension du réseau ;
• Plusieurs années d’une politique d’ajustement structurel que les institutions de Bretton Woods et les principaux partenaires au développement considéraient comme incontournables pour amorcer le développement.

Partant, les experts et de nombreux gouvernements ont unanimement reconnu que l’électrification rurale constitue un maillon essentiel de la lutte contre la pauvreté et une condition indispensable pour le développement socio-économique et l’amélioration de la vie des populations. De plus en plus de gouvernements ont, par conséquent, entrepris de profondes réformes dans le secteur de l’énergie et particulièrement le sous-secteur de l’électricité. Celles-ci tiennent en compte l’électrification du milieu rural, inscrite aussi en priorité dans les actions gouvernementales.

Une nouvelle approche del’électrification rurale
C’est à partir de la fin de la décennie 90, à la faveur de l’émergence de la lutte contre la pauvreté comme préoccupation majeure de la communauté internationale, que des actes légaux et réglementaires de rupture seront posés, consacrant des réformes en profondeur du secteur de l’énergie. De nouvelles lois définissent un cadre de libéralisation du sous-secteur de l’électricité, mettent en place une commission de régulation et, généralement, énoncent la création d’une agence en charge de l’électrification rurale. Dans certains pays, les options législatives et réglementaires seront adoptées après d’importantes discussions auxquelles prennent part l’ensemble des acteurs publics et privés concernés : Primature et/ou Présidence, Ministères en charge de l’énergie, des finances, du développement rural, des collectivités locales, patronat, syndicats, sociétés d’électricité, bureaux d’études, partenaires au développement, etc. Ces discussions ont parfois revêtu l’allure de véritables états généraux du secteur de l’énergie. Le caractère spécifique et prioritaire de l’électrification rurale est affirmé, permettant d’introduire la séparation, au plan de la prise en charge institutionnelle et financière, entre urbaine et l’électrification rurale. Et dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, outre l’accès des ménages ruraux aux services énergétiques, il est recherché :
• L’accès à l’électricité des équipements collectifs et sociaux ;
• Le développement des usages productifs pour la création de richesses et d’emplois.

Une nouvelle approche du développement de l’électrification rurale est posée, articulée autour de deux principaux axes de mise en oeuvre :
• Promotion du secteur privé en acteur majeur de l’ER. À cet effet, les dispositifs institutionnels et légaux du secteur de l’énergie réserveront un espace contractuel transparent et attractif pour les opérateurs privés potentiels, de sorte à assurer leur mobilisation pérenne dans le cadre d’un partenariat public/privé ;
• Adoption du concept de concession comme cadre de mise en oeuvre du programme prioritaire d’électrification rurale planifié par l’État, avec la possibilité d’appuyer les initiatives spontanées d’électrification de villages, émanant des organismes communautaires de base et des collectivités locales.

Difficultés de mise en routeet solutions
L’émergence des agences en charge de l’électrification rurale ne s’est pas faite sans quelques difficultés liées au transfert des prérogatives des structures antérieurement responsables de l’exécution des projets ER de l’État central vers ces nouvelles entités.
En effet, c’est aux Directions de l’Énergie et aux compagnies traditionnelles d’électricité que l’État confiait l’exécution de ses projets ER. Des services techniques spécifiques étaient affectés à ces projets pour lesquels des cursus professionnels ont été profilés. C’est seulement dans certains cas que les personnels concernés ont rejoint les nouvelles agences. Du reste, celles-ci sont censées être des structures légères à forte réactivité, pratiquant plus le « faire-faire » que le « faire ».
En outre, les dotations budgétaires allouées à ces projets échappent désormais aux anciennes structures. Dans certains cas, cela a pu entraîner des situations conflictuelles, en particulier entre les agences et les compagnies d’électricité traditionnelles.
Ici, le rôle du Ministre en charge de l’Énergie est essentiel. Car il est l’autorité qui peut faire valoir les attributions que confère la loi aux uns et aux autres, dans le cadre des nouvelles ambitions nationales en direction du monde rural, portées par ces réformes.. En outre, l’électrification urbaine bénéficiant d’un substantiel potentiel de rentabilisation de ses investissements, étant par ailleurs largement inachevée dans la quasi-totalité des États subsahariens, il est de l’intérêt des compagnies traditionnelles d’électricité d’y contenir leur périmètre d’intervention.
Enfin, des appuis significatifs aux Directions de l’Énergie permettront à celles-ci de se mettre en phase avec leurs nouvelles missions telles que déclinées au terme des réformes du secteur de l’énergie. En effet, elles sont désormais chargées de définir les orientations de la politique d’électrification rurale, loin de la routine de l’exécution des projets d’électrification rurale de l’État.

La question tarifaire : qui paie le service ?
Une difficulté d’un autre ordre a vite émergé au moment de la définition des critères de performance des agences, en particulier lors du calibrage des objectifs d’électrification à atteindre : comment maximiser l’accès à l’électricité au regard du coût réel du service ?
C’est alors que la question tarifaire fut déployée au centre trilogie «Taux de rendement interne de l’opérateur, capacité à payer des populations et capacité de l’autorité concédante à subventionner les investissements». Dans le cadre de cette dynamique, les niveaux des tarifs seront fixés par la Commission de Régulation en les mettant en adéquation avec la capacité des usagers à payer un service électrique donné. Cependant, étant donné que l’opérateur recherche avant tout un rendement «acceptable» de ses investissements, compte tenu par ailleurs que les coûts des services électriques dépassent largement les capacités à payer des populations, l’autorité concédante consent généralement à allouer une subvention aux investissements, de sorte à concilier les intérêts des usagers et des opérateurs.
La capacité à payer des populations sera appréciée par l’autorité concédante et la Commission de Régulation à travers les dépenses énergétiques mensuelles moyennes des populations en bougies, recharges de batteries, pétrole lampant, etc., avant l’électrification de leurs localités
L’effort de subvention des investissements par l’autorité concédante peut, dans certains cas, être renforcé par un appui à l’accès à l’électricité, à travers le préfinancement des installations intérieures qui représentent le plus important obstacle à l’électrification des populations dans les localités couvertes par un service électrique. En effet, les coûts y afférents se chiffrent dans l’ordre de 100.000 FCFA (150 euros). Le cas échéant, les factures d’électricité délivrées par l’opérateur auront une composante énergétique liée à l’électricité utilisée d’une part, une composante non énergétique due au remboursement des installations intérieures sur une longue période, d’autre part.
Enfin, une rupture est généralement opérée par rapport aux modèles tarifaires traditionnels, avec notamment l’introduction systèmes de tarification au forfait qui seront autorisés par la Commission de Régulation. L’intérêt ici est une réduction notoire des coûts de gestion de la clientèle, par l’élimination des coûts de relève et de distribution de factures. Ce modèle de tarification s’appliquera en particulier aux usagers à faible consommation d’électricité.

Résultats attendus et stratégie de mise en œuvre
Les objectifs assignés aux agences sont à la hauteur des nouvelles ambitions des Gouvernements et des partenaires au développement en direction du monde rural.
Désormais, il ne s’agit plus d’expériences pilotes ou de projets de petite envergure, mais de véritables programmes ficelés à l’échelle de régions entières, avec l’appui de la communauté internationale, mais aussi avec un engagement fort de l’État.
Les résultats attendus vont au-delà de l’amenée de l’éclairage dans les foyers. La promotion des activités génératrices de revenus, avec notamment une stratégie spécifique de développement des usages de la force motrice, sont l’expression de la mesure par les agences ER de l’importance transversale de l’électrification rurale qui permet de répondre à des besoins vitaux comme :
• L’exhaure, l’irrigation, la transformation et la valorisation des produits de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ;
• La création de PME/PMI avec l’artisanat;
• La production de froid, pour la conservation des aliments et des médicaments ;
• L’évolution des populations vers des conditions de vie meilleures par un développement de l’éducation et de la santé ;
• L’accès à des services comme la télévision et la téléphonie rurale, etc.
Résolument ancrées dans une problématique d’accès à l’énergie, elles se distinguent des agences de maîtrise de l’énergie, bien que pouvant comprendre un « volet Maîtrise de l’Énergie » comme l’installation sur une large échelle d’ampoules à économies d’énergie auprès des ménages.
Les principales difficultés de mise en oeuvre ont été détaillées et ne seront pas répétées ici. On se limitera, en dernière instance, à souligner que la pertinence du dispositif managérial sera certainement un des principaux facteurs de succès dans la mise en oeuvre des programmes ER. Et, de ce point de vue, il importe que les agences nouvellement mises en place soient des « structures légères », avec une stratégie de mise en oeuvre forgée davantage sur le « faire-faire », et un personnel recruté selon des critères de qualification particulièrement sélectifs.
Elles peuvent avoir comme principaux organes :
• Un Conseil d’Administration ou de Surveillance, avec un Président ;
• Un Directeur Général ;
• Des directions sectorielles (technique, administrative et financière, en charge de la promotion du secteur privé, etc.), avec des unités complémentaires ayant en charge la communication, le système d’information géographique, etc.
Enfin, bien que placées sous la tutelle technique des ministères en charge de l’énergie, il est important, compte tenu de la spécificité et de l’ampleur de leur mission, que les agences ER jouissent d’une autonomie de gestion et soient dotées de la personnalité juridique.

Conclusion
Les schémas mis en oeuvre par les agences ER sont construits sur les concepts et outils d’intervention les plus récents auxquels les dynamiques de lutte contre la pauvreté ont abouti au cours des dix dernières années.
Cependant, considérant l’existence antérieure de structures charge de l’ER d’une part, les résultats de modèles qui suivent leurs cours sous d’autres cieux, d’autre part (voir encadré), d’aucuns pourraient s’interroger sur la nécessité du modèle bâti autour des agences d’électrification rurale en Afrique subsaharienne.

En réalité, ces agences ont constitué une réponse à une situation historique marquée par une électrification rurale encore balbutiante après 40 années de lutte contre le sous développement et la pauvreté, des indépendances à la fin de la décennie 90. Elles constituent en particulier des modèles qui répondent aux multiples contraintes qui freinent le développement de l’ER: faibles niveaux de financements, normes techniques inappropriées, objectifs de performances économiques et financières non prioritaires dans un contexte de gestion publique, etc.

Notamment, on soulignera qu’en s’inscrivant dans les cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté qui engagent les États et la communauté internationale, les agences ER mobilisent des financements concessionnels qui leur permettent d’asseoir et de mettre en oeuvre des programmes à la hauteur des ambitions des gouvernements en direction du monde rural. Et, en érigeant le secteur privé en acteur majeur du développement de l’ER dans le cadre d’un partenariat public.


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Mission des agences ER

 
Les agences ER seront au cœur des nouvelles stratégies de développement de l’électrification rurale, avec les missions suivantes :
• Stimuler la demande et l’offre de services d’électrification rurale par une large information des partenaires potentiels publics et privés ;
• Orienter les opérateurs vers des solutions novatrices et au moindre coût ;
• Établir le programme annuel de développement de l’électrification rurale et en assurer l’accompagnement et le suivi ;
• Gérer les relations avec les bailleurs de fonds ainsi que le mécanisme de financement des investissements d’électrification rurale;
• Veiller à l’exécution des conventions conclues dans le respect des règles et des normes ;
• Assurer pour le Ministère de l’énergie la maîtrise d’ouvrage déléguée pour l’exécution des Programmes Prioritaires d’Électrification Rurale (PPER) ;

• Promouvoir enfin les projets d’Électrification Rurale d’Initiative Locale (ERIL) en les appuyant au plan technique et financier.

Les principes pour la mise en œuvre des programmes
Fondés à optimiser l’utilisation des ressources destinées à l’électrification rurale et soucieuses de pérenniser les mécanismes mis en place, les agences vont s’appuyer sur un certain nombre de principes de base dans la mise en œuvre de leurs programmes :
• L’équité :
L’équité se joue à plusieurs niveaux : entre les différents opérateurs du service de l’électricité, dans leur relation avec la Compagnie nationale traditionnelle d’électricité, dans le choix des opérateurs d’électrification rurale, ainsi que dans les conditions de desserte des populations et des usagers économiques.
Les concessions d’électrification rurale et les projets ERILs seront attribués aux opérateurs à travers des processus d’enchères compétitives menées de façon transparente et en conformité avec la législation nationale.

• La neutralité technologique :
Toutes les technologies matures et éprouvées seront mises au service du développement énergétique et de la lutte contre la pauvreté, selon des critères exclusifs d’efficacité économique et de développement durable, suivant le strict principe de la neutralité technologique, en prenant en compte les bénéfices induits sur le développement économique local : valorisation de ressources naturelles, création d’emplois, réduction de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur, protection de l’environnement, etc. • Des normes techniques adaptées :
Les normes techniques sont calibrées sur les services énergétiques à fournir, en réduisant leurs coûts, dans le respect des contraintes de qualité et de sécurité.

• Maximisation des effets sur la lutte contre la pauvreté :
Ces projets seront orientés, à l’échelle locale, vers des objectifs de maximisation de leurs effets d’entraînement sur les activités génératrices de revenus et l’amélioration des services collectifs (santé, éducation, accès à l’eau potable, téléphonie, etc.), dans le cadre de la lutte contre la pauvreté.
À cet effet, on veillera au décloisonnement sectoriel de l’énergie, par la mise en oeuvre des actions adéquates de coordination intersectorielle. C’est ainsi que plusieurs agences d’électrification rurale sont dotées de Comités intersectoriels chargés de promouvoir des projets synergiques entre l’électrification rurale et les autres secteurs économiques et sociaux stratégiques dans la lutte contre la pauvreté.

• Protection des intérêts des investisseurs :
Ce principe sera mis en oeuvre autour de trois axes :
- protection des marchés des concessions ;
- application de mesures financières et fiscales visant à renforcer la rentabilité de l’investissement ;
- maîtrise des risques indépendants de l’activité de l’opérateur.
• Contribution exigée des populations :
Les populations bénéficiaires contribueront à la pérennité de ces programmes par le paiement des services énergétiques mis à leur disposition, lesquels relèvent de la sphère marchande, à l’instar des règles en vigueur dans d’autres secteurs, comme l’hydraulique.


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Quand les bailleurs se bousculent au portillon

 
L’émergence de la lutte contre la pauvreté comme préoccupation majeure de la communauté internationale avait permis d’inscrire les objectifs d’accès à l’énergie parmi les priorités des bailleurs de fonds. C’est ainsi que les principaux partenaires au développement, multilatéraux et bilatéraux, ont mis en route des programmes substantiels d’appui à l’électrification rurale, même si tous les pays intéressés n’ont pu en bénéficier à ce jour.

Nombre d’agences ER, en tant que réceptacles de ces financements, sont le siège d’importants projets ER qui ouvrent la perspective d’un accroissement significatif de l’accès à l’électricité dans les pays ciblés. C’est le cas par exemple du Sénégal où les bailleurs de fonds n’ont pas lésiné sur les moyens pour que les ménages ruraux accèdent à l’électricité. En effet, qu’il s’agisse du groupe de la Banque mondiale (Bm), celui de la Banque africaine de développement (Bad) et de la Banque allemande de développement (Kfw), chacun de ces différents donateurs s’est engagé à financer ce programme. L’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser), a obtenu par exemple en 2005 du groupe de la Bm un financement de 30,8 millions de dollars américains, dont 5 millions de dollars en guise de don du Fonds mondial sur l’environnement. Mais ce n’est pas tout puisque, d’après le document de travail provisoire qui fait l’état des lieux et de la stratégie régionale pour l’électrification rurale en Afrique de l’ouest, ce donateur s’intéresse à neuf concessions et a envisagé depuis un crédit Apl (Adaptative program loan) de 102 millions de dollars Us sur la période 2005-2016 avec trois phases de quatre ans.

S’agissant du groupe de la Bad, le document souligne que cette institution financière “examine l’octroi de 12,7 millions d’euros”. L’Aser s’appuie aussi sur la générosité de l’agence allemande Kfw qui a annoncé l’approbation d’un crédit non-remboursable de 9 millions d’euros. Mais la Bm, la Bad et la Kfw ne détiennent pas l’exclusivité des financements du programme d’électrification rurale du Sénégal. A côté d’elles, d’autres bailleurs de fonds comme le Fonds pour l’environnement mondial, la Banque ouest africaine de développement (Boad) et la Banque islamique de développement (Bid) ont marqué leur intérêt à financer le programme. Et dans ce concert de financements, le Sénégal semble bien comprendre l’adage selon lequel “aide-toi, le ciel t’aidera”. En effet, son implication dans ce programme est estimée à 45 millions de dollars Us. Le secteur privé n’est pas en reste puisqu’il prévoit un financement de 95 millions de dollars Us.

C’est dire que l’argent ne manque pas pour le financement du programme. Les pouvoirs publics disposent ainsi désormais de tous les financements dont ils ont besoin pour le développement de l’électrification rurale. Le reste du programme à développer par l’Aser porte sur l’établissement de 18 concessions à travers tout le territoire national pour un montant d’investissement estimé à environ 300 milliards de francs Cfa. Les concessions seront attribuées à l’issue d’appels d’offres compétitifs. C’est dans ce cadre l’Office nationale d’électricité (ONE-Maroc) a remporté la concession de Dagana-Podor-St Louis (Nord du pays).

Toutefois, cet effort notable de la communauté internationale, qu’il soit au Sénégal ou dans d’autres pays d’Afrique subsaharienne, bien que couvrant une partie plus ou moins substantielle des projections d’investissements des États, laisserait ceux-ci sans ressources une fois les projets ER clôturés.

La question est donc de savoir comment pérenniser les programmes mis en route au-delà des périodes d’intervention des bailleurs, compte tenu de l’ampleur des tâches qu’il reste à réaliser pour la couverture des besoins en électricité dans les zones rurales.
À l’instar de la stratégie mise en oeuvre dans de nombreux pays en développement, en transition ou développés, une redevance (ou taxe) d’électrification rurale, applicable aussi bien aux usagers urbains que ruraux, pourrait pallier partiellement cette difficulté. Elle devrait alors être complétée par une contribution annuelle directe de l’État, car l’assiette fiscale constituée par les consommations des usagers de l’électricité s’avère faible, notamment dans les pays d’Afrique subsaharienne où non seulement l’accès à l’électricité est le fait de groupes privilégiés, mais encore les consommations spécifiques des usagers restent confinées dans des proportions dérisoires.

Sur cette base et en considérant l’ensemble des acteurs mis en scène dans les nouveaux schémas de développement de l’ER en Afrique subsaharienne, les ressources destinées au financement de l’électrification rurale peuvent provenir :

• d’une taxe d’électrification rurale appliquée sur l’énergie électrique vendue aux utilisateurs finaux (usagers des concessionnaires d’électrification urbaine et rurale) ;
• d’une inscription budgétaire annuelle de l’État, versée à l’agence, qui engloberait les contreparties de l’État au financement des bailleurs de fonds et toutes les autres ressources destinées à l’électrification rurale ;
• de financements obtenus des partenaires au développement ;
• des apports personnels des opérateurs ;
• de dons et legs.


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ILS ONT DIT

 

M. Samuel Amète SARR, Ministre de l’Energie

«Le modèle marocain est hautement apprécié»
• Construire Magazine : Excellence, le Sénégal et le Royaume du Maroc ont toujours eu des politiques sectorielles communes, aujourd’hui comment situez-vous l’apport de l’expertise marocaine en matière d’électrification au Sénégal ?
• M. Samuel SARR : On parle même aujourd’hui de transfert au Sénégal de l’expertise marocaine en matière d’électrification. Cela signifie que le modèle marocain en la matière est hautement apprécié. Et cela se déroule dans des domaines, tels que l’électrification en milieu rural, auxquels nous accordons beaucoup d’importance dans la mise en œuvre actuelle de la nouvelle politique énergétique. Cette coopération s’illustre notamment à travers l’appel d’offres international pour l’attribution de la concession d’électrification rurale de la région St-Louis-Dagana-Podor au Sénégal, remporté par l’Office National d’Electricité du Maroc (ONE). C’est un marché de 10 milliards de FCFA qui est destiné à couvrir 400 villages d’une population totale de 350.000 habitants. Il est à noter que ce contrat est le premier du genre que le gouvernement sénégalais a conclu dans le cadre de sa nouvelle politique d’électrification rurale qui vise à porter le taux d’électrification rurale du pays à 62% à l’horizon 2022 et à 50 % en 2012. Au-delà de ce marché, l’Office marocain qui dispose d’un raccordement au marché européen, vise l’intégration du Maroc, de la Mauritanie, mais aussi du Sénégal.

• Quelle lecture faites-vous des besoins du Sénégal dans le domaine de l’électricité ?
• Ils sont énormes. C’est le premier constat à faire après diagnostic. Mais il faut noter qu’ils se sont accrus au fil du temps, c’est-à-dire depuis une quarantaine d’années, sans que les investissements nécessaires n’aient été faits. Un retard d’investissements que nous nous évertuons aujourd’hui, avec la vision du Président Wade, à rattraper. Ma lecture, pour répondre précisément à votre question, c’est qu’il faut très logiquement mettre ces besoins en phase avec la demande exponentielle d’année en année. Mais surtout, viser la maîtrise et l’efficacité énergétique. Cela suppose un changement des comportements en matière de consommation d’énergie électrique et c’est pourquoi nous avons lancé, il y a peu, un programme national d’économie et d’efficacité énergétique qui fait une large place  la promotion des lampes à basse consommation (LBC), matérialisée par un partenariat avec la République sœur d’Iran. Un partenariat qui nous permettra, dans un premier temps, de mettre sur le marché quelque 500.000 unités de ces LBC avec une priorité pour les couches les plus défavorisées. Aussi, certes les besoins sont énormes, mais leur satisfaction est en cours dans le cadre du plan de redressement du secteur que nous déroulons avec l’appui de nos partenaires financiers dont je salue la confiance.

• L’Etat sénégalais avec à sa tête son excellence le Président Abdoulaye Wade, déploie beaucoup d’efforts pour moderniser le pays, quel est le volume d’investissements prévus par votre gouvernement pour promouvoir le secteur de l’énergie en particulier ?
• Outre la mise en place de mesures d’urgence dans le contexte de la crise énergétique et qui ont nécessité un investissement de 175 milliards FCFA entre 2004 et 2007, le gouvernement sénégalais sous l’impulsion du Président Abdoulaye Wade, déroule actuellement un programme structurel d’un coût de 520 milliards de FCFA dont une bonne partie est déjà mobilisée, pour le redressement du sous-secteur entre 2008 et 2015. Ce programme contenu dans la nouvelle lettre de politique de développement du secteur de l’Energie (Lpdse) porte notamment sur le renforcement du parc de production et du réseau, sur la diversification des sources d’énergie primaire, le tout reposant sur une politique hardie d’économie et d’efficacité énergétiques, comme je disais tantôt.

Pour satisfaire les besoins du pays en énergie électrique entre 2007 et 2012, la Senelec a engagé, dans le cadre du Plan de redressement, le développement du parc de production avec notamment la construction de centrales : Diesel à Kanone de 60 Mw en 2008, Diesel de Tobène de 70 Mw en 2009, à charbon de 125 Mw de Sendou en 2010. Ces projets vont permettre de porter la puissance exploitable du parc de production de 456 Mw en 2007 à 518 Mw en 2008, 584 Mw en 2009 et 709 Mw en 2010, soit un accroissement cumulé de 65 % en 2008, 86 % en 2009 et 123 % en 010, par rapport à 2000. En outre, il est envisagé, dans le cadre de la diversification des centrales à charbon de 125 Mw en 2011, hydroélectriques de Félou (60 Mw), Gouina (140 Mw), Sambangalou (120 Mw) et Kaléta (200 Mw) de l’Omvs et de l’Omvg, entre 2001 et 2013 a biocarburant de 60Mw, à la biomasse de 2 X 30 Mw, au solaire de 7 MW À Ziguinchor et à l’éolienne sur la grande côte près de Saint Louis D’ICI 2012.

• Au cours de ce forum de Dakar organisé par le Sénégal et le Maroc, pays frères, qu’est-ce qui domine dans les échanges entre deux pays et comment voyez-vous cette future collaboration dans le domaine électrique ?
• Je dois dire que pour l’heure, le partenariat marocain notamment dans le domaine de l’électrification rurale est plutôt manifeste à travers l’ONE et je pense que cela ira en se consolidant dans un plus large spectre, au niveau de l’électrification tout court. Cependant, ce partenariat s’étend dans l’ingénierie d’installation électrique, mais aussi financière car, comme vous le savez, nous nous sommes beaucoup inspirés de l’expertise marocaine pour réformer le système de grille tarifaire de Senelec. La perspective, ce serait aussi de promouvoir l’expertise sénégalaise dans le domaine auprès du Maroc. 


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Son Excellence M. Taleb Barrada, Ambassadeur du Maroc au Sénégal

 

« … tous les secteurs de la coopération sont concernés par l’expertise marocaine »

• Construire Magazine : Excellence Ambassadeur, une de vos missions est d’encourager les échanges entre le Maroc et le Sénégal, qu’en est-il exactement ?
• M. Taleb Barrada  : Depuis l’avènement de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au glorieux Trône de ses Ancêtres, les relations entre le Maroc et le Sénégal ont connu un sceau qualitatif. La conviction de Sa Majesté concernant le développement et la dynamisation des échanges Sud-Sud, pourra contribuer au développement des populations et des secteurs qui intéressent nos économies. Et sur ce plan, le Maroc et le Sénégal ont développé des partenariats dans plusieurs secteurs, parmi lesquels le secteur de l’électricité. Comme vous le savez, l’ONE a été adjudicataire d’un appel d’offre international, au terme duquel cet organisme s’activera au Sénégal, pour la réalisation d’une politique d’électrification rurale qui va s’étendre sur 25 ans avec l’objectif d’arriver à une électrification de 50% des communautés rurales du Sénégal. Aujourd’hui, le Sénégal n’est qu’à 10% du taux de couvrir rural en matière d’électricité.

• Une forte délégation marocaine du secteur de l’électricité prend part au forum sénégalais. Quels sont vos sentiments sur le déroulement de cette manifestation ?
• Vous savez que l’Ambassade a été très impliquée dans l’organisation de cette manifestation. Et je peux me féliciter en disant que ça c’est très bien déroulé avec la présence des plus hautes autorités de ce secteur au Sénégal. Je cite : le Ministre sénégalais de l’énergie, le Directeur général de la société d’électricité et le directeur général de la société chargée de l’électrification rurale, l’ADER. On ne pouvait pas espérer mieux que ce parterre de responsables, pour représenter les autorités sénégalaises.

• Le PERG marocain est devenu un modèle de développement pour tout un continent. Existerait-il d’autres domaines qui peuvent autant vendre l’expertise marocaine à l’étranger ? Et quels sont vos plans de coopération pour l’avenir avec le Sénégal ?
• Vous savez avec le Sénégal, tous les secteurs de coopération sont concernés par l’expertise marocaine. Déjà le Maroc développe une coopération avec le Sénégal, dans le domaine des pluies artificielles, dans le domaine de la lutte anti-acrylique, dans le domaine des laboratoires pharmaceutiques et dans le domaine de la formation. Ce qu’il faut dire, c’est que ces opérations de partenariat se poursuivent malgré la crise internationale. Comme vous avez pu le constater, les entrepreneurs marocains viennent plusieurs au Sénégal, et souvent l’Ambassade essaie de leur organiser des rencontres dans différents secteurs plus particulièrement ceux de l’électricité, de l’agro-alimentaire, le bâtiment, l’agriculture et la pêche. Ce sont par ailleurs des secteurs fondamentaux pour le développement de l’économie sénégalaise, dont le Maroc a pu développer une expérience qui peut être mise à la disposition des autorités sénégalaises pour une coopération encore plus fructueuse. En fait, les autorités sénégalaises sont favorables à une coopération sous forme d’un partenariat qui permettrait de rehausser les relations politiques existantes entre les deux pays.

• Votre mot de fin Excellence ?
• Je trouve que les professionnels marocains se sont bien organisés pour cet événement. De même que dans la manière, car je crois que ces derniers ont beaucoup d’opportunité d’affaires à développer dans ce pays frère, d’autant plus que le Sénégal va pouvoir leur ouvrir les portes de toute l’Afrique de l’Ouest et des pays de l’UMOA.


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Mme Segar Diouf Traoré, Agence sénégalaise de promotion des exportations

 


• Construire Magazine : Quelle lecture faites-vous des échanges entre les opérateurs marocains et leurs homologues sénégalais dans le domaine de l’électricité ?
• Mme Segar Diouf Traoré : Vous savez le domaine de l’électricité est assez particulier, assez spécifique. Je dirai globalement parlant, que les relations commerciales entre le Maroc et le Sénégal sont au beau -fixes. Nous essayons nous, du côté sénégalais, de promouvoir davantage les produits que nous avons vers le Maroc. Et je pense que du côté du CMPE, c’est aussi la même approche qui est donnée aux échanges entre nos deux pays. En ce qui concerne l’électricité proprement dit, je dirai qu’avec ce forum que nous avons aujourd’hui au niveau de Dakar, organisé par le secteur privé marocain, c’est un premier pas qui est en train de se faire.

D’ailleurs, ce ne sont pas les actions qui manquent, puis que les câbleries du Maroc ont délocalisé une partie de leur production sur le Sénégal, sous une autre appellation. Et je pense que c’est une très bonne chose pour le Maroc, qui pourrait à travers ce type d’implantations sur le Sénégal, desservir d’autres pays voisins de la sous-région pour qui, le Sénégal est en effet une porte d’entrée..


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M. Salah Eddine Kadmiri, Président de la FENELEC
 

« l’Afrique constitue un réservoir naturel au niveau des investissements »

• Construire Magazine : Hier le Cameroun, et aujourd’hui le Sénégal, pourtant votre aventure africaine ne fait que commencer?
• M. Salah Eddine Kadmiri : Bien sûr que c’est le début d’une aventure qui est importante pour nous. Je pense qu’il y a un défi qui est très important pour nous à relever, c’est le défi de l’Afrique. Nous constatons voyage après voyage, que l’Afrique constitue un réservoir naturel au niveau des investissements, et c’est à nous de prendre notre chance.

• A votre avis, quel est le domaine de compétence où l’expertise marocaine du PERG est le plus demandé ?
• Le PERG est une réponse globale. Et c’est justement ce que nous sommes devenus à partir du Maroc pour les autres pays frères d’Afrique. Près de 90 à 95% des produits rentrants dans le programme d’électrification rural, sont fabriqués par des entreprises nationales. Encore mieux, il existe plusieurs unités de production par type de produit. Ce qui veut simplement dire que nos partenaires, peuvent trouver une concurrence marocco-marocaine intéressante pour eux. Car le but principal est d’avoir des produits avec un bon rapport qualité-prix. Ce à quoi notre secteur apporte aujourd’hui aux décideurs africains.

• Vos membres ont-ils les moyens de mener les projets dans ce domaine, clé en main ?
• C’est une excellente question, et c’est là un des points où nous devrions travailler davantage. Vous avez vu que lors de cette manifestation, ont n’aurai aimé qu’il y ait un peu plus d’installateurs avec nous, pour pouvoir le faire. Mais maintenant, ça peut aussi dépendre des schémas. Pour le Sénégal, peut-être qu’il n’y a pas trop de concessionnaires, c’est parce que le schéma choisit par le concessionnaire sénégalais, c’est de faire des concessions qu’il donne à des distributeurs qui, à leur tour, attribuent à des installateurs.

• Comment situez-vous l’apport de l’ONE dans cette campagne africaine de la FENELEC ?
• L’ONE joue un rôle de locomotive. D’ailleurs c’est qu’elle a fait au niveau du Sénégal en prenant en premier une concession. Ce qui est très important pour nous, car nous connaissons l’ONE au même titre qu’elle connaît aussi notre façon de travailler.

• Le fait que l’office soit confronté à des problèmes de satisfaction de la demande au niveau intérieur, ne risque-t-il pas de limiter son accompagnement à vos côtés ?
• Je pense que les dirigeants de l’ONE savent bien faire le distinguo entre les obligations nationales qui sont importantes. Mais il doit aussi avoir une vision tournée à l’international, ce qui est le cas aujourd’hui.

• Comment se configure l’offre de la Fenelec lors de ce forum économique ?
• Ce qu’il faut dire en premier, c’est que nos entreprises ici présentes essaient de s’adapter aux spécificités locales. Que ce soit au Cameroun où ici, nos produits sont vraiment très adaptés. Par contre, nous insistons sur l’aspect normatif. Et là, l’idée à été lancée par notre invité, la Mauritanie, qui nous a proposé l’idée d’uniformiser tous les cahiers de charges techniques de manière à faire jouer une concurrence saine et loyale.

• Votre mot de la fin M. le Président ?
• La Fenelec est engagée sur un long processus qui l’amène à ouvrir les portes aux entreprises du secteur à l’échelle internationale. Maintenant, il appartiendra à nos entreprises de savoir jouer le jeu sur les marchés visés. La Fenelec n’est qu’un catalyseur.


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M. Taghmouti, Président de la Commission développement à l’International (FENELEC)
 

« nous avons travaillé de manière transversale avec des formations à la fois théoriques et pratiques »

• Construire Magazine : Après une lecture satisfaisante de votre voyage au Caméroun, vous voici maintenant au Sénégal. Comment se porte votre partenariat avec ce pays et quelles sont les perspectives ?
• M. Taghmouti  : Tout d’abord, nous avons eu de très bons résultats suite à notre mission au Cameroun  et fort de ceci, nous avons décidé de réitérer l’expérience au Sénégal. Nous avons choisi le Sénégal, parce qu’il y a d’abord une attente séculaire entre le Maroc et le Sénégal, sachant que le Sénégal a une position géostratégique sur l’UMOA.

• Il y a encore quelque temps, certaines entreprises de la FENELEC manquaient de culture à l’international. Des efforts ont depuis été déployés par votre Fédération, qu’en est-il exactement aujourd’hui ?
• Effectivement nous avons quelques lacunes en terme de maturité à l’export. Mais nous avons pu remédier à cela par la formation, le coaching et par l’organisation des séminaires. Il y a eu également une démarche locomotive de certaines entreprises qui disposaient déjà de cette culture, en faveur des autres entreprises du secteur restées à la traîne sur le plan de l’export. Donc, nous avons travaillé  de manière transversale avec des formations à la fois théoriques et pratiques. Nous avons par ailleurs eu des subventions qui nous ont permis de mettre au point des voyages, en collaboration avec certains donneurs d’ordres et de mettre en place une politique quinquennale de la fédération.

• La Fénélec table sur quelle part de marché avec le Sénégal et sur quels domaines va prévaloir votre expertise ?
• Il faut savoir que nous n’avons pas d’ambitions personnelles par rapport au marché réel. Cela veut dire que nous ne venons pas en tant que concurrent, mais nous venons en tant que partenaire. Nous ne recherchons donc pas de prise de marché directe, mais nous recherchons principalement des jointes-ventures, des acquisitions… soit des choses qui faciliteraient l’attente entre le Sénégal et le Maroc dans le domaine électrique. Maitenant si on doit qu’est ce qu’on pourra développer avec ce pays, cela représenterait un ordre entre 25 et 30% de part de marché. La chose la plus importante dans tout ceci, c’est que le Maroc soit le partenaire n° 1 du Sénégal dans le domaine électrique.

• Quel distinguo faites-vous entre ce Forum et celui du Cameroun ?
• Déjà, il y a une première grande différence, c’est que le forum du Cameroun nous ne l’avons pas organisé de nous-mêmes, nous n’étions que des participants. Par contre pour celui du Sénégal, nous avons nous-mêmes monté ce forum de A à Z avec nos partenaires locaux du Maroc et du Sénégal. Ce forum est d’ailleurs un succès. Je dirai que la différence est beaucoup plus d’ordre humain. Nous avons connu des personnes au Cameroun qui ont été d’une aide incommensurable, et au Sénégal nous avons rencontré d’autres personnes qui nous ouvrent d’autres portes. Donc, je pense qu’il ne faut pas voir les différences, il faut plutôt voir les corrélations entre les deux événements.


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M. Modibo Diop, Directeur Général ASER (Sénégal)
 

« Nous avons divisé le pays en douze concessions »

• Construire Magazine : Comment se présente l’état d’avancement du programme d’électrification rurale du Sénégal ?
• M. Modibo Diop : C’est un  programme lancé par le gouvernement pour électrifier d’ici 2010, 50% du pays sur la base d’un partenariat public / privé.

• En quoi consistera votre approche de partenariat avec les professionnels marocains ?
• Nous avons divisé le pays en douze concessions qui nous permettrons de lancer des appels d’offres internationaux pour les attribuer. Les professionnels marocains ont été intéressés l’année dernière pour électrifier entre 300 et 400 villages sur 3 ans, pour un montant de 15.000.000 d’euros.


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M. Ghazi Ben Abderrazik, Direteur du CEEE
 

« …le tissu industriel marocain est l’un des plus importants dans le secteur de l’électricité »
• Construire Magazine : On vous sais déjà présent au Sénégal à travers un laboratoire, quel est le rôle joué par cette structure ?
• M. Ghazi Ben Abderrazik   : Il joue pratiquement le même rôle que le LPEE, en plus de considérer d’autres domaines comme l’environnement et l’industrie notamment pour son accompagnement technique, sécuritaire et qualitatif du point de vue production. Cela permet aux sénégalais d’avoir finalement une industrie conforme aux normes internationales.

• Votre présence parmi la délégation cache probablement de nouvelles perspectives du LPEE pour le marché sénégalais, lesquelles ?
• Comme vous le savez, le tissu industriel marocain est l’un des plus importants dans le secteur de l’électricité. Par conséquent, le LPEE veut utiliser toute son expérience pour accompagner l’industrie électrique sénégalaise comme il l’a fait pour le Maroc.

• Effectivement, le CEEE dont vous en êtes le Directeur trouvera dans cette campagne africaine de la Fenelec, une source d’opportunités pour développer de nouvelles niches. Quels sont aujourd’hui vos moyens dans le contrôle de conformité et le contrôle de qualité ?
• On vient de l’entendre dire de la bouche du Ministre sénégalais de l’énergie, que ce pays veut passer de 10% de taux de couverture rural à plus de 50%. Cela suppose des investissements colossaux dans ce domaine, qui  nous incite dans l’accompagnement de l’industrie locale dans le contrôle de conformité et le contrôle de qualité pour les produits qui seront fabriqués ou distribués localement.


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M. CHAHOUM Mohamed, Secrétaire Général de Maroc Export
 

« le Maroc a besoin de multiplier les activités promotionnelles »

• Construire Magazine : Quelle lecture faites-vous des échanges entre les opérateurs marocains et leurs homologues sénégalais dans le domaine de l’électricité ?
• M. CHAHOUM Mohamed : Je pense que la volonté des opérateurs marocains du secteur à vouloir instaurer une plate-forme panafricaine en la matière, est une bonne volonté qui permet d’accompagner les projets de développement dans d’autres pays d’Afrique tout en préparant les conditions d’un partenariat durable.

• On a très souvent vu Maroc Export développé une action de promotion directe, lors des salons internationaux. Qu’en est-il de votre politique avec ce forum de Dakar ?
• D’abord Maroc Export organisé non seulement des salons à l’étranger, mais organise aussi toute une panoplie de manifestations tout à fait innovantes notamment dans le cadre de la stratégie de développement  et de promotion des exportations. Donc, le principal acquis que Maroc Export apporte aux différents secteurs exportateurs, c’est justement de mobiliser les entreprises, de les faire bénéficier d’un certain nombre de programmes et de les accompagner à l’international.

• Ce forum de Dakar peut-il constituer l’onde de choc pour une relance de la demande ?
• Bien entendu, ce forum électrique organisé par la Fenelec entre dans le cadre de la complémentarité des activités promotionnelles organisées par le Maroc. Et c’est une initiative louable de la Fenelec, d’autant plus que le Maroc a besoin de multiplier les activités promotionnelles. Maroc Export et la Fenelec ont travaillé ensemble, pour organiser un certain nombre de manifestations communes. Aussi, grâce à cet apprentissage mutuel, la Fenelec peut aujourd’hui organiser une manifestation de ce genre toute seule. Cette fédération a donc choisi d’organiser également des missions dans des pays africains, mais aussi d’organiser un salon qui commence à être un salon itinérant. Elle l’avait déjà organisé au Cameroun, et maintenant elle l’organise au Sénégal pour une deuxième fois  avec une quarantaine d’entreprises. Je pense que cette démarche va s’avérer payante pour la Fenelec, puis qu’elle vise des marchés potentiels pour ce secteur.


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M. BENNIS, Directeur Général de NEXANS Maroc
 

« Ce projet sénégalais s’inscrit dans la continuité du PERG marocain »

• Construire Magazine : Pensez-vous que vos défis pour le marché sénégalais, seront les mêmes que ceux du PERG marocain ?
• M. BENNIS : Je ne pense pas que le défi sénégalais soit plus compliqué que le défi marocain.
Je pense au contraire qu’il sera beaucoup plus simple, parce que NEXANS et l’industrie marocaine en générale de l’ingénierie électrique a déjà acquis assez d’expérience en terme de production, en terme de compétitivité et de gestion de ce genre de projet. Ce projet sénégalais s’inscrit dans la continuité du PERG marocain, et fort de cela, je pense qu’il sera moins compliqué.

• Si l’on considère la distance qui sépare le Sénégal de votre site de production au Maroc, on se demande quelle formule sera retenue par NEXANS, pour desservir ce marché ?
• Jusqu’au début de cette année nous utilisons la voie maritime, mais depuis quelques mois nous commençons à utiliser la voie routière qui nous donne beaucoup de satisfactions pour le moment.

• Un mot de la fin ?
• Globalement, je crois que ce forum est une réussite pour la Fenelec et pour l’industrie marocaine en particulier. Il aura un très gros apport à ce niveau. 


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M. Rachid Balali, Directeur Export INES
 

« Nous avons notre propre programme de prospection»
• Construire Magazine : INES a déjà cette habitude d’aller prospecter seul, certains marchés à l’export. Qu’est ce qui change avec ce voyage que vous effectuer sous la houlette de la Fenelec ?
• M. Rachid Balali : En effet, INES ne peut pas se limiter dans le cadre de l’export, à certaines manifestations organisées par la fédération. Nous avons notre propre programme de prospection. Car n’oublier pas que les manifestations de ce genre, vous permettent d’avoir des contacts de haut niveau, en même temps qu’elles peuvent permettre de remonter des informations à la fois utiles et capitales pour le devenir de l’industrie marocaine.

• Souvent présent dans le petit appareillage électrique, il y a-t-il des chances de vous voir cibler d’autres domaines au Sénégal ?
• Comme vous l’aviez dit, cela fait plus de 25 ans que nous fabriquons le petit appareillage électrique et sanitaire pour le bâtiment. Mais depuis 2001, on a été la première société à avoir fabriqué l’isolateur composite. Ce qui nous a permis par ailleurs de compléter notre gamme, tout en consacrant des investissements supplémentaires pour renforcer notre offre moyenne et haute tension.

• Le PERG sénégalais présente-t-il des complications par rapport au PERG marocain ?
• En fait, l’enjeu des sociétés marocaines est d’abord de savoir comment faire pour gagner des appels d’offres. Ensuite, viendra la réflexion sur l’approche a donné pour réussir notre entreprenariat dans les chantiers qui nous seront alloués. Les objectifs des entreprises marocaines sont donc de savoir comment participer directement ou indirectement, à la mise en œuvre du programme d’électrification sénégalais. Et au pire des cas, cela pourrait se résumer à la distribution du matériel.

• Les banques marocaines soutiennent-elles cette initiative des entreprises du secteur vers le Sénégal ?
• Je peux confirmer  que les banques marocaines travaillent indépendamment des intérêts des entreprises marocaines, dès lors qu’elles cherchent elles aussi à se faire des bénéfices. En général, quand on parle de banques, on parle de paiement. Ce qui constitue le point le plus important dans la négociation en vue du traitement des affaires. Et pour vous dire vrai, nos banques sont conscientes de la crainte que nous avons quant à la solvabilité des banques africaines. C’est pourquoi, nous remarquons que beaucoup de banques marocaines ouvrent des filiales en Afrique. Probablement pour faciliter les échanges entre certains pays et les opérateurs marocains.


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M. Diagne Mouhamadou Lamine, Technico Commercial Fenie-Brossette
 

«...nous voulons créer un «Heube» qui sera la plaque….»

• Construire Magazine : Aviez-vous déjà eu un premier contact avec le continent africain et dans quel domaine ?
• M. Diagne Mouhamadou : C’est mon premier contact, vu qu’avant j’étais dans une multinationale qui faisait venir des pièces et lesquelles étaient directement réexpédiées en Europe. Donc, personnellement je n’avais pas des contacts directs avec le continent.

• Après une introduction en bourse réussie à la Bourse de Casablanca, le challenge de l’export constitue pour Fenie-Brossette un énorme défi. Votre voyage au Sénégal est-il pour vous, la première d’une longue série d’échange avec vos homologues africains ?
• Vous avez tout dit, c’est la première d’une longue série. Parce que, comme le savez, Fenie-Brossette a toujours su anticipé sur le temps et le cours des choses. C’est en cela qu’elle a été structurée en plusieurs corps de métiers à sa base. Sachant que ces corps de métiers obéissent à des besoins qui sont identifiés, pour participer au développement du Maroc. C’est dans ce sillage que Féni-Brossette vient au Sénégal, pour essayer d’ouvrir des marchés et participer à leur développement.

• Quels sont vos plans pour le Sénégal ?
• Les plans sont très clairs, nous envisageons d’ouvrir un comptoir commercial au Sénégal comme c’est déjà le cas en Mauritanie. Mieux, nous voulons créer un  «Heube» au Sénégal qui sera la plaque tournante pour l’Afrique de l’Ouest. Autrement dit, nous sommes très ambitieux et cela ne se limite pas seulement au Sénégal, mais à toute l’Afrique de l’ouest.

• Quel est votre dernier sur ce forum ?
• C’est une très grande opportunité pour Fenie-Brossette dans la mesure où nous avons commencé à prospecter ce marché depuis trois ans. Et aujourd’hui, ce forum nous permet de consolider nos convictions pour le continent. En plus, avant de venir j’ai pris contact avec près de 110 entreprises sénégalaises qui ont accepté de nous rendre visite au cours de ce forum. Sur un autre plan, le fait qu’une partie des vrais soit pris en charge, ne peux nous encourager pour l’avenir. Et sur point précis, je vous annonce que Fenie-Brossette compte ouvrir plusieurs antennes à travers le continent pour accompagner son développement. 


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M. Mohamed Benzekri, Schiele Maroc
 

« Le Sénégal servira de plateforme »
• Construire Magazine : Quel rôle majeur pourrait jouer une entreprise comme la vôtre dans ce partenariat en matière d’électricité entre les deux pays ?
• M. Mohamed Benzekri : Nous sommes distributeurs de  matériels électriques et d’automatismes. Nous nous distinguons par notre large gamme de produits de qualité conforme aux normes en vigueur, notre compétitivité et la disponibilité de nos produits en permanences nous assurons aussi le traitement des supports en bois électriques et téléphoniques avec une capacité de production de 400.000 poteaux par an, notre rôle principal, c’est notre participation à cette coopération sud, notamment la création de partenariat avec les institutionnels et les entreprises sénégalaises.

• Le PERG sénégalais présente-t-il  des complexités par rapport au PERG marocain ?
• A notre niveau on ne peut se prononcer à  l’instant sur les complexités côté PERG, l’ONE a eu sa première concession pour  l’électrification de la région de saint louis et c’est dans quelques semaines qu’ils seront lancés les appels d’offres pour le commencement des travaux d’électrification, c’est une création d’une synergie qui se prépare, le transfert de savoir faire aidera à économiser les contraintes et aller vers l’avant pour plus de projets dans ce sens.

• Quelles seront dans ce sens les solutions dont vous êtes à mêmes de propos sur ce marché sénégalais ?
• Nous participons à la création des richesses, nous sommes convaincus qu’à travers notre gamme de produits à savoir les poteaux en bois, les accessoires de ligne, les coffrets d’éclairage public ainsi que tous les autres produits, nous contribuerons à cette initiative et ce grand projet d’électrification, il a été déclaré lors de la conférence de presse tenu à Dakar lors de ce forum Maroc Elec II, que l’objectif c’est d’atteinte d’ici 2012 un taux d’électrification de 50%, nous somme confiants qu’en multipliant les efforts ; fabricants ; installateurs ; distributeurs et institutionnels, nous dépasserons ce taux, et le Sénégal servira de plateforme pour servir les pays Limitrophe, et être à la tête de l’évolution des technologies dans ce domaine.


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